Bonjouuuur!
Ca va? Moi bien!
J'suis légèrement crevée alors j'vais pas blablater sauf pour dire que voilà la suite p'tits malins XD!
j'espère que ça plaira, j'ai aussi mis une OS à la fin...
Bonne lecture.
J'vous n'aime!
***********************
[ *POV BILL*]
Je vois Tom s'effondrer au sol et mon c½ur se serre, je me jette sur lui pour essayer de l'aider. J'essaye de ne pas paniquer mais il tremble énormément et beaucoup de sang sort de sa bouche. Je relève sa tête et commence à pleurer en criant son prénom. Je suis paralysé, j'ai peur putain ! J'entends la porte s'ouvrir et vois la tête de Georg passer.
-Viens ! Vite aide moi ! Il approche en courant et regarde Tom puis moi. Voyant que je ne suis capable de rien il prends ma tête dans ses mains et me parle fort sans me crier dessus.
-Calme toi ça va aller. Mets quelque chose et va chercher le téléphone ok ?! J'acquiesce d'un mouvement de tête et attrape le t-shirt de Tom qui traînait par là pour le mettre avant d'aller chercher le téléphone au salon. Je sens la semence de Tom s'écouler entre mes jambes mais je m'en fouts royalement. Je retourne près de Georg et je vois qu'il a déjà remis le caleçon à Tom et qu'il est assis sur lui pour l'empêcher de bouger ses jambes. Je lui tends le téléphone et pendant qu'il appelle je m'assois près de Tom et me penche sur lui à l'envers. Je caresse son visage et essuie le sang qui coule. Georg me dit de ne pas paniquer, que Julien arrive et que je peux lui parler, qu'il est conscient maintenant. Je renifle et m'approche un peu plus pour souffler à son oreille.
-Mon amour, ne m'laisse pas je... Calme toi j't'en prie ! Je vois ses paupières trembler et s'ouvrir à moitié.
-Mal... Quand j'entends sa plainte je sanglote encore plus fort.
-Je sais mon bébé, les secours arrivent d'accord ? Je t'aime ! Je pose doucement mes lèvres sur les siennes et accueille son sang dans ma bouche. Je ne reste pas longtemps pour ne pas le gêner et me retire à peine que Julien entre dans l'appartement et demande à Georg de me faire sortir. Il me ceinture et me soulève mais je me débats en criant, je ne veux pas partir, déjà que je n'ai pas su l'aider je ne le laisserai pas ! Mais Georg est plus fort que moi et je suis chez lui en moins de temps qu'il ne m'en faut pour m'en rendre compte. Il ferme la porte mais je gueule :
-Laisse moi y retourner ! Je veux voir Tom ! Je veux rester avec lui ! Je commence à le frapper mais il me maîtrise et me balance sur le canapé.
-Y'a rien à faire ok ?! Et tu dois pas voir ça !
-T'en a rien à faire en fait c'est ça hein ?! Je comprends vite que je l'ai blessé en voyant ses yeux se baisser mais je veux qu'il me ramène !
-Ta gueule Bill ! Si c'est pour dire ça ta gueule ! Tu crois que ça me fait rien de voir mon meilleur pote comme ça ?! Tu crois que j'ai pas peur putain ?! Il commence à pleurer et je me mords la lèvre en faisant pareil puis je me lève et pose ma tête sur son épaule avant qu'il ne me prenne dans ses bras.
-J'ai si peur !
-Moi aussi Bill mais il est courageux, il va y arriver !
-J'espère... J'espère. On se sépare et je demande à Georg si je peux aller dans sa salle de bain. Il m'indique la porte et je m'y enferme avant d'enlever la seule chose que je porte : Le t-shirt de Tom. Je le pose près de l'évier et nettoie l'intérieur de mes cuisses sans arriver à calmer mes larmes. Je m'assois sur les wc et presse le haut de Tom contre mon visage, respirant son odeur et y laissant mes pleurs.
Je l'aime tellement, s'il part je... J'y arriverai pas je... J'pourrai pas !
Je me calme un peu et repasse le t-shirt avant de sortir et de m'asseoir sur le canapé, près de Georg qui se ronge les ongles en reniflant puis on attend. 15 minutes passent, puis 30 et on sonne à la porte. Je me lève brusquement mais retombe en poussant un cri de douleur, mes jambes me font mal. Georg me prend dans ses bras et ouvre à Julien qui entre.
-Il va bien mais il faut qu'il se ménage vraiment ! Je pense que c'est mieux de le laisser chez lui cette semaine, je passerai tous les soirs... Bill tu peux rester aussi.
-Merci ! Je peux le voir ?
-Bien sûr il attend que ça ! Moi j'y vais, je passe demain soir ok ?
-Ok ! A demain.
-Au revoir. Il ferme la porte derrière lui et je pose ma tête dans le cou de Georg, Tom va bien ! Je pleure toutes les larmes de mon corps tellement je suis soulagé et je sens qu'il me porte vers l'appart'. Il marche encore et se penche. Je lève la tête et mes yeux tombent dans ceux de Tom. Il me sourit en me tendant les bras. Je me détache de ceux de Georg et me cale contre lui, pleurant contre son épaule et m'accrochant au drap qui le recouvre. J'entends Georg chuchoter qu'il s'en va et la porte claquer. Tom caresse mes cheveux et me chuchote qu'il va bien, qu'il est là mais je n'arrive pas à me calmer :
-Refais plus ! J'ai eu tellement peur Tom ! T'as pas l'droit d'me laisser !
-J'te laisserai pas ! Regarde moi Bill ! Regarde moi ! Je lève la tête vers lui et il essuie mes larmes :
-Je suis là d'accord ? Je vais bien, sa voix se radoucie,
je suis là mon c½ur. Ses mains glissent le long de mes cuisses puis passe sur mes fesses nues et remontent ma colonne vertébrale me retirant le t-shirt.
-Qu'est c'que tu fais ? Je chuchote, subissant ses caresses.
-J'reprends là où on s'est arrêté.Il me sourit et inverse nos positions pour se retrouver sur moi.
-Tu m'déshabille ?
-Julien a dit de te préserver.
-Mon c½ur, si tu l'fais pas c'est moi alors...
-Non moi ! Je souris timidement et introduis mes mains dans son caleçon avant de lui retirer et d'éteindre la lumière pendant qu'il tire le drap sur nous.
-Oublies la fin mon c½ur... J'viens de te nettoyer et de me rallonger sur toi.
-Ca t'a plus ?
-J'ai adoré, dit-il avec un petit regard malicieux,
j'ai adoré... Mais toi t'as pas eu trop mal ?
-Un peu au début puis après c'était... Magique !
-J'aime bien que tu dises ça, ça me rassure. Il me regarde avec des petits yeux et je caresse son visage doucement.
-T'as l'air fatigué...
-Je le suis un peu.
-On dort ?
-Hm... J'peux rester là ?
-J'comptais pas te laisser bouger.Il me sourit et vient m'embrasser langoureusement et amoureusement.
-Bonne nuit p'tit prince, je t'aime tu sais.
-Je t'aime aussi. Il embrasse ma joue et pose sa tête contre mon torse, une de ses mains jouant avec une mèche de mes cheveux. Je pose une main dans son dos et l'autre dans ses dreads avant d'entourer ses jambes des miennes et de m'endormir
[ *POV TOM*]
Je me réveille et me rends compte que je ne suis plus sur Bill. Il est allongé juste à côté, endormi et nu. Il est magnifique. Je regarde l'heure, il est 3h50, j'ai extrêmement mal au dos et ça ne va pas s'arranger d'après Julien... Je me lève, ramasse le drap tombé et recouvre Bill doucement. Je caresse ses cheveux avant d'embrasser sa tempe et d'aller dans la salle de bain. J'allume la lumière et ferme un peu la porte avant de m'appuyer au lavabo.
J'ai peur, peur de ce qui est arrivé tout à l'heure et de ce qui arrivera plus tard. Je m'inquiète pour Bill, j'espère qu'il sera assez fort, moi je vis la seconde.
Je soupire et mes yeux me brûlent laissant couler de petites perles chaudes. La porte s'entrouvre et Bill entre, encore un peu endormi et enveloppé dans le drap. Il m'enlace par derrière, collant son corps nu au mien et me recouvrant aussi.
-T'as mal au dos mon amour...
-Oui. Je renifle.
-Je vais te chercher un cacher.
-Non reste, je me retourne et le prends contre moi,
un cachet n'y fera rien.
-Au moins du paracétamol non ?
-Oui... Et toi ça va ?
-Oui bien... Je veux te le chercher. Il m'enroule dans le drap et sort. J'éteints la lumière et regagne le lit avant de me coucher et de me couvrir. Bill est dans la cuisine, nu, je crois que si j'étais pas fatigué... Ahem voilà !
J'allume la petite lampe quand il revient avec le cachet et un verre d'eau pour s'asseoir à côté de moi. Il place la gélule dans ma bouche et approche le verre pour que je boive. Il le repose sur la table de nuit et soulève le drap pour s'allonger sur moi, entre mes jambes. Je ramène ses cheveux en arrière et caresses ses épaules dénudées du bout des doigts.
-J'te trouve très beau mon ange !
-Tu l'es aussi !
-J'aime bien t'avoir contre moi comme ça, on échange les rôles. Je souris.
-Si j'avais pas si peur que tu retombes j'aurai eu envie de toi.
-Mon c½ur c'est passé, j'vais mieux, j'suis fort ! Dis-je en essayant de faire ressortir mon malheureux biceps.
-T'es l'plus fort je sais. Chuchote-t-il avant de m'embrasser doucement.
-Ca à l'air tellement vrai dans tes yeux...
-J'ai confiance en toi mon bébé.C'est une des plus belles choses qu'il pourrait me dire.
-Merci.
-Je t'aime.
-Moi aussi, plus que plus que tout ! Il me sourit et m'embrasse alors que j'éteints la lumière. Je nous allonge et il pose sa tête dans mon cou avant de s'endormir.
Je me réveille de nouveau et Bill est absent du lit. Il fait jour. Je me redresse et le vois dans la cuisine, habillé d'une longue chemise blanche qui est à moi. Il prépare le petit déjeuner à c'que j'vois. Je me lève mais il tourne la tête vers moi et arrive en courant.
-Reste couché euuh ! Je le prends dans mes bras, le fais tourner et le balance gentiment sur le lit avant de m'allonger à moitié sur lui.
-Bonjour p'tit prince !
-Bonjour. Je dépose mes lèvres sur les siennes dans une longue et douce pression avant de me séparer et de caresser le haut de son torse là où la chemise est un peu ouverte.
-Elle te va bien.
-J'me suis permis de la prendre.
-J'ai fais le p'tit déj aussi.
-T'es l'homme idéal. Dis-je en souriant.
-Hm j'aurai du t'enregistrer...
-Non, je m'approche de ses lèvres et chuchote contre,
j'pourrai te le répéter autant que tu veux. Je l'embrasse docuement en glissant ma main dans ses cheveux.
-Ca va mieux toi ?
-J'ai toujours un peu mal mais ça va mieux.
-Mmh j'aimerai que tu ne ressentes aucunes douleurs...Je lui souris en passant mon index sur sa joue, il me regarde dans les yeux. Ses cheveux sont étalés autour de son visage, ses mains légèrement pliées à côté de sa tête, son torse se soulève doucement, je suis amoureux de la plus belle personne du monde.
Mon doigt dérive dans le creux de son cou puis sur le haut de son torse blanc et imberbe avant de défaire le premier bouton de sa chemise. Je le regarde et continue jusqu'au dernier. J'écarte les pans du vêtement et passe ma main à plat sur son buste, de bas en haut pour ensuite effleurer ses tétons du revers de mes doigts. Je me penche pour l'embrasser tendrement en posant finalement ma main sur sa hanche alors que les siennes partent sur ma nuque. On s'embrasse un long moment puis il se sépare et me dit :
-Bébé tu dois te reposer.
-Hm...
-Boude pas, j'ai fais le p'tit déj.
-Saveur Bill ?
-Nan saveur camomille.
-Bon... Ca ira aussi...
-Habille toi un peu et rejoints moi alors.
-Je dois vraiment m'habiller ?
-Mmmh... Oui !
-D'accord !Il rigole et se lève, je me redresse sur le coude et le regarde reboutonner la chemise en allant dans la cuisine. Je soupire de bonheur et me lève pour passer un boxer quand j'entends son portable sonner.
-Mon ange, tu sonnes !
-J'arrive ! Il arrive en courant et décroche. Je lui sourit, caresse son dos et vais dans le salon. J'ouvre les volets au maximum et vais dans la cuisine. Je sorts les tasses du micro-onde, rajoute du sucre et m'assois au bar en attendant Bill. Je l'entends parler, s'énerver un peu puis il raccroche et revient vers moi. Il à l'air contrarié... Je bois une gorgée et pose ma main sur sa cuisse avant de demander :
-Quelque chose ne va pas ?
-Ben... Mes dernières analyses montrent une amélioration et je peux reconduire et donc... Retourner au lycée à partir de demain.
-Mais c'est génial !
-Non ça l'est pas, j'veux pas te laisser !
-Mon c½ur les études c'est primordial.
-Et toi alors t'es quoi ?
-J't'aurai dis la même chose si c'était le contraire. Je souris.
-J'pourrai demander à suivre des cours par correspondance ?
-Oui c'est une bonne idée mais le temps que ça se mette en place tu vas en cours ok ?
-Mmhm...Nous rigolons et terminons de déjeuner. Bill fait la vaisselle pendant que je fais mes soins puis il me rejoint. Quand je jette l'aiguille à la poubelle il retire sa chemise et baisse son boxer avant d'aller dans la douche. L'eau s'empare de son corps et glisse sur lui me rendant un peu jaloux. Il s'est totalement décoincé et quand je repense à hier soir j'ai des frissons. Je le regarde, il n'a pas fermé la vitre et il est face à moi légèrement penché en arrière pour mouiller ses cheveux. Il se redresse et me regarde en tendant la main vers moi.
-Tu viens ?Je la prends et le rejoints.
-Tu te douches souvent en boxer ? Je baisse les yeux sur moi et remarque que je porte encore mon sous-vêtement. J'peux pas penser avec lui sous mes yeux aussi -___-' ! Il rie et me le retire avant de l'essorer et de le balancer sur le carrelage. Il pose ses mains sur mon visage et le caresse tendrement avant de se rapprocher et de m'embrasser. Il me fait reculer contre la paroi puis entremêle nos doigts avant de se séparer et de me regarder dans les yeux. Il me sourit, il à l'air bien.
-Dis moi que t'es heureux Bill. Que même si je suis malade j'arrive à t'apporter un peu de bonheur.
-Tu m'apportes du bonheur et bien plus mon amour. J'suis heureux et fier d'être avec toi !
-Prends moi dans tes bras s'il te plaît.
-Viens là. Il me prend contre lui et je pose ma tête dans son cou. Je suis rassuré, je suis bien. On se douche un long moment puis la journée suit son cours entre le lit et la cuisine. On reste des heures sans bouger ni parler, juste à se câliner et à s'embrasser puis le soir arrive et Julien avec. Je demande alors à Bill d'aller chercher un de mes CD chez Georg pour ne pas qu'il voit comment se passent les soins, ma douleur est décuplée et j'ai du mal à garder mon calme. Je ne veux pas lui faire subir ça.
-T'as parlé à Bill de ce que je t'ai dis ?
-Non pas encore, lui il va mieux.
-Comme tu veux... Ca te fais pas trop mal ?
-Ca va... Dis-je en essuyant mes larmes pendant qu'il retire l'aiguille.
-Je vais te donner un anti douleur plus puissant. Il me tend une gélule et je l'avale à sec. La porte s'ouvre et Bill entre avant de se poser à côté de moi et de caresser doucement ma joue.
-Je vais aller à l'hôpital avec Julien pour récupérer ma moto, ensuite je vais prendre mes affaires de cours chez moi et je reviens ici si tu veux ?
-Bien sûr !
-Bill, j't'attends dehors, à plus Tom. Dit Julien en sortant.
Bill se lève et me dit :
-La prochaine fois ne me mets pas à l'écart.
-Bill attends !
-A tout à l'heure Tom. La porte se ferme et j'enfonce ma tête dans l'oreiller, libérant mes larmes. J'ai vraiment pas besoin de m'engueuler avec lui en ce moment mais il a raison, je n'aurai pas du. Je me lève doucement, le calmant fais son effet je le sens. Je commence un peu à ranger puis change les draps avant de fermer les volets. Je regarde l'heure, déjà une heure qu'il est parti... Je cherche le deuxième jeu de clés de l'appart' puis je m'assois sur le canapé quand on frappe à la porte et Bill entre, fermant derrière lui. Il pose ses affaires sans me regarder et va dans la chambre. Je le regarde tristement, il se déshabille et prépare ses affaires pour demain. Je soupire et me lève pour l'enlacer par derrière.
-Pardon... J'suis désolé.
-Et moi j'suis déçu.
-Je... J'comprends. Je me sépare et pose les clés dans son sac avant de me coucher. Je me place sur le côté, dos à lui et renifle pour refouler mes larmes. La lumière s'éteint et je sens le lit s'affaisser derrière moi. Je l'entends soupirer et se coller à moi dans mon dos, sa main éloignant mes dreads de ma nuque pour y déposer un baiser.
-Tom, je t'aime et j'veux pas que tu me mettes à l'écart. On est un couple, tu peux pas me cacher ta douleur ni quoi que ce soit, tu peux pas tout supporter tout seul, t'es plus tout seul.
-Je sais, je me mets sur le dos et il me surplombe, sa main frôlant ma joue,
j'te d'mande pardon.
-Il y a autre chose que tu veux me dire pas vrai ?
-Oui... Je commence à pleurer.
-Vas-y, quoi qu'il arrive je serai là, je t'aiderai au mieux.
-Je sais... Je... J'vais avoir besoin d'une greffe si mon état ne s'améliore pas.
-Oh mon amour... Je suis spur que tout va bien aller... Je t'aime bébé.
-Moi aussi. Dis-je dans un sanglot.
-Viens, ça va aller. Il me prends dans ses bras et me berce doucement, me faisant m'endormir.
Je me réveille en entendant un zip. Bill est prêt et ferme son sac avant de s'asseoir près de moi et de caresser mon front.
-Je vais au lycée, je t'ai fais du thé... Je serai là vers 15h30 ok ?
-D'accord.
-T'es bau tout endormi. Me sourit-il.
-J'en doute.
-Si j't'assure. Il se penche sur moi et m'embrasse du bout des lèvres.
-A ce soir.
-A ce soir mon c½ur. Il m'embrasse à nouveau et sort. Je soupire, je suis soulagé de lui avoir parlé hier et qu'il ne m'en veuille plus. Je petit déjeune et vais me doucher. Ensuite je compose, range, regarde la télé, discute avec Gus puis le téléphone sonne. Je grogne et éteints la radio avant de répondre :
-Allô ?
-Allô Tom ? C'est... C'est papa. ***********************
On m'avait demandé de remettre deux One shoot mais je n'en ai retrouvé qu'une désolée...
J'espère que ça ira quand même...
ONE SHOOT
Titre : J'étale mon bonheur.
POV Bill.
-«Bill reviens ici !! »
-« C'est ça... T'sais quoi ? Si j'te fais chier j'me tire et puis c'est tout ! »
-« Et tu vas où ? »
-« J'en sais rien ! »
-« Je suis ta mère j'ai quand même le droit de savoir ! »
-« Je sais pas p'tain ! »
Ma mère et moi ne nous disputons pratiquement jamais mais quand ça arrive c'est généralement assez éprouvant et blessant. Habituellement je n'aime pas sortir seul mais la je vais faire une exception. Je prends mon sac, y glisse des feuilles, un stylo, de quoi grignoter et boire, mon portable et je sors en claquant la porte. Je quitte ma rue, les mains dans les poches et le pas lent. Je passe devant mon lycée et me dirige vers la gare. Je monte la passerelle qui la traverse et rentre dans le parc. Par chance il n'y a pas grand monde. Je m'installe à l'ombre et un peu à l'écart, je ne suis pas très sociable et puis j'aime bien être tranquille. J'observe un moment les gens, il y a des jeunes qui jouent au foot, des grands-pères qui se racontent leurs souvenirs, des parents avec leurs enfants et quelques couples. La vision de ces gens deux par deux me donne presque envie de vomir, pourquoi les gens se sentent-ils obligés d'exposer leur bonheur ? Vraiment je déteste ça ! Je soupire et sors mon portable pour essayer d'appeler mon père mais il ne répond pas... Je m'allonge alors dans l'herbe et sors mes feuilles pour écrire. Ce que j'aime c'est coucher sur papier ce que je ressens, j'écrie des chansons. Des tristes ou joyeuses, peu m'importe tant que le sujet m'inspire. Ca me permet de me vider l'esprit et de décompresser. Je mordille mon stylo puis les mots arrivent par vagues et c'est comme ça qu'après une heure trente j'ai remplie quelques feuilles. Je décide de manger un peu alors qu'il est déjà dix-huit heures trente. Alors que je termine mon paquet, je vois arriver trois jeunes de mon lycée, enfin les trois garçons les plus populaires... Je ne leur ai jamais parlé, tout ce que je sais c'est qu'ils font tomber les filles, qu'ils jouent de la musique et qu'ils ne sont pas très intelligents. Ils passent devant moi et j'essaie de me faire discret, j'évite de les regarder et je souffle lorsqu'ils s'éloignent. Je me détends peut-être un peu trop vite puisque l'un d'eux se dirige vers moi. P'tain il a fallut que je viennes ici, pile à cette heure, fait chi...
-« Euh... Excuse moi ? »
-« Quoi ? » Je demande, presque timidement.
-« Ca va pas ? »Il me demande, en s'asseyant après avoir posé son étuis à guitare.
-« Si pourquoi ? »
-« Ben généralement quand on pleur c'est que ça va pas ! » Il me dit, gentiment.
-« Je pleurs pas ! » Je chuchote.
Il lève sa main vers moi et la passe sur ma joue. Son contact est chaud et froid dû à mes... Larmes. Je pleurais sans m'en rendre compte. Il sort un mouchoir d'une des poches de son énorme baggy et essuie mon maquillage qui a coulé. Habituellement je ne me serai jamais laisser faire, mais là je me surprends à apprécier qu'il se soucie et s'occupe de moi. Je le regarde discrètement et remarque avec quelle finesse sont dessinés ses traits. Il a des yeux magnifiques et profonds, un front lisse et avancé que je devine sous son bandeau, un nez petit et fin et pour finir, des lèvres parfaitement rosées et pulpeuses sublimées par un piercing. Une fois les traces de mascara disparues il me sourit et me dit :
-« Je sais qu'on s'connaît pas... Si ! Je sais que t'es au lycée mais 'fin... Si t'as besoin de parler... »
-« Pourquoi quelqu'un comme toi s'intéresse à quelqu'un comme moi ? » Je demande, d'un ton neutre.
-« Tu trouves vraiment qu'on est si diffèrent ? T'as des problèmes, j'en ai aussi, t'as personne à qui en parler et moi non plus... Tu trouves toujours qu'on est diffèrent ? »
Lui ? Des problèmes ? Je ris, la dernière fille qu'il a voulu baiser la jeter ? C'est ça son problème ? Je suis vraiment sceptique à cette révélation. Je le regarde et, discrètement, il soulève son t-shirt pour que je puisse voir les énormes taches violettes sur tout son torse.
-« Tu vois ces bleus? Mon père me bat depuis que ma mère l'a quitté... Ca fait dix ans ! »
Je plaque ma main sur ma bouche, horrifié par ce que j'apprends. Lui qui est toujours si souriant et qui a l'air d'aller si bien... A chaque fois que je le voyais au lycée je le trouvait tellement rayonnant et fort que... Que je l'en envié. Mais ce qui me choque encore plus c'est que malgré ça, son sourire reste sur ses lèvres :
-« Tu sais Bill, j'ai confiance en toi, peut-être que tu ne comprends pas pourquoi mais moi non plus... Quand je suis arrivé ici y'a deux mois et que je t'ai vu je sais pas... J'ai eu envie d'aller vers toi... Je me suis un peu renseigné et on m'a dit que tu n'aimais pas vraiment ça alors j'ai eu peur que tu me rejettes et je ne suis jamais venu... Jusqu'à aujourd'hui... J'dis pas souvent ce genre de truc, il rigole, et toi, après mon passionnent monologue, tu veux pas me dire pourquoi tu pleurais ? »
Je me rends compte alors que face aux siens, mes problèmes sont vraiment superficiels. Je me sens presque honteux de pleurer pour une simple dispute qui s'arrangera sûrement et lui garde son sourire alors que ce qui lui arrive est vraiment... Horrible !
-« Mes problèmes sont vraiment infimes... J'ai honte de pleurer pour rien et toi tu... Tu souris alors que... »
-« Tous les problèmes ont une importance, à des degrés diffèrent si tu veux mais tous méritent d'être dévoiler pour que chacun puisse partager un peu de sa souffrance tu crois pas ? »
-« Je.... Si ! »
-« Alors ^^ tu veux me parler ? » Il me demande, avec son éternel sourire.
-« Ben je... J'me suis disputé avec ma mère et je... J'aime vraiment pas ça... »
-« J'te comprends, je crois que si j'avais toujours la mienne... »
-« Oh pardon chuis désolé ! »
-« C'est pas grave... Ca te dit qu'on aille manger un truc ? »
-« Oui mais j't'invite alors ^^ !»
-« Comme tu veux mais je paye le bus xD ! »
-« Okay ! »
Je remballe donc mes affaires et on se dirige vers l'arrêt de bus pour aller vers le centre commercial. Sur le trajet on discute un peu du lycée, on rigole beaucoup aussi. Je me dis alors que je l'ai mal jugé et d'ailleurs je lui avoue. Il ne m'en tient par rigueur et je me sens soulager. Après dix minutes de trajet on arrive enfin sur place et on se dirige vers un restaurant où ils vendent des spécialités guatémaltèques, c'est bon et pas super chère donc parfait pour les ados. Question nourriture, Tom et moi avons les mêmes goûts, on se sert de quoi combler notre faim et allons nous asseoir. Alors que la conversation est déjà engagée, une question me brûle les lèvres :
-« Comment... Comment c'est arrivé la première fois qu'il t'a frappé ? »
-« Mmh j'devais avoir sept ou huit ans et je réclamais ma mère, mon père a pété un câble et il m'a balancé contre le mur... Depuis il n'arrête plus, pour le moindre faux pas que je peux faire... Le pire c'est qu'il est adorable avec tout le monde, un jour si tu le vois tu verras, vraiment on dirait quelqu'un de bien et il l'est... Sauf avec moi ! »
-« Chui désolé... Et t'as jamais pensé à en parler à quelqu'un ? L'infirmière du lycée ou je sais pas moi... »
-« C'est mon père, j'veux pas qu'il aille en prison ou quoi... Tu comprends c'est la dernière personne de ma famille qu'il me reste alors... »
-« J'comprends... » Je dis, en plaçant ma main sur la sienne pour lui montrer mon soutiens.
Il me sourit tristement pour la première fois de la journée et passe son pouce sur mes doigts. Ca me fait un peu bizarre mais ça ne déplaît pas. Je lui souris à mon tour et je pars payer l'addition. Quand je reviens, nous prenons nos affaires et sortons. Nous nous promenons un peu dans la galerie marchande du centre commercial et quand Tom remarque l'heure il s'écrit :
-« Merde ! P'tain j'vais m'faire tuer ! Faut que je rentre ! »
-« T'habites loin ? »
-« A cinq minutes. »
-« J'te raccompagne alors ^^. »
-« Et toi qui va te raccompagner ? » Il me demande.
-« T'inquiètes pas ! »
-« Et si j'm'inquiète ça fait quoi ? »
-« T'inquiètes j'te dis... Aller viens ! »
Durant le trajet je n'ai pas lâché sa main et je le tire presque. Pourquoi ? Pas que je veuille m'en séparer bien au contraire mais je ne veux pas qu'il se fasse frapper parce que je l'ai retenu. On arrive bien vite devant chez lui et sur le perron nous échangeons nos numéros de portables. Alors que je m'apprêtais à lui dire au revoir la porte s'ouvre sur la personne qui est, apparemment, son père. Il est très grand et très impressionnant. Il a la beauté et le sourire de son fils. Tom avait raison, on ne devine absolument rien de son agressivité.
-« Bonsoir mon chéri et vous vous êtes ??^^ »
-« Bill un ami à Tom ! »
-« Enchanté Bill, bon Tom dépêches toi je t'attends à l'intérieur fiston ! »
-« J'arrive, il soupire et son père rentre, aller, rentre bien et merci de m'avoir fait un peu oublier ! » Me dit-il, avant de me sourire encore et toujours.
Je me sens un peu coupable de le laisser alors que je sais ce qu'il va se passer. Sans réfléchir je lui saute au cou et le serre dans mes bras en lui chuchotant :
-« Fais attention ! »
Il me serre aussi et embrasse ma joue avant de rentrer. Triste et impuissant je traverse la cour et passe le portail quand j'entends des cris. Je me retourne et remarque leurs deux ombres par la fenêtre. Tom se trouve fasse à son père qui le secoue fortement et qui ensuite lui donne des coups. Je mords mon index replié et mes larmes coulent. Je me sens inutile, ses cris me transpercent, j'aimerai tant l'aider. Ma rage augmente aussi lorsque je vois qu'il ne se défend pas. J'ai envie de défoncer sa porte et de gueuler à son père d'arrêter mais je suis bien trop faible et Tom aurait encore plus d'ennuis. Quand leurs ombres disparaissent je pars en courant, mes larmes ne sèchent pas, malgré le vent et ma vitesse elles coulent toujours à flot. J'arrive chez moi et ouvre la porte. Je la ferme d'un coup de pied et monte à l'étage pour me jeter dans les bras de ma mère. Elle me serre fort contre sa poitrine et me caresse les cheveux. Je ne lui dis rien, c'est le secret de Tom... Et le mien maintenant. Elle ne me demande pas d'explication et se contente de me faire couler un bain. Je me glisse dedans et m'immerge entièrement. Je ferme les yeux et essaye de faire le vide dans ma tête, mais je revois les bleus sur son torse, son sourire, sa main qui essuie mes larmes, son pouce qui caresse ma main, son père le frapper... Je remonte à la surface et ma mère entre pour m'apporter un thé brûlant et mon portable qui sonne. Je la remercie et décroche:
-« Allô ? »
-« Allô Bill ? C'est Tom ! » Il dit, d'une voix faible.
-« Han Tom est-c'que ça va ? »
-« Oui t'inquiètes pas ! »
-« Et si je m'inquiète ça fait quoi ? » Je lui rappelle sa réplique.
-« J'étais sûr que t'allais me dire ça ! » Il rigole.
-« Tom... Je... Sans le vouloir je... J'ai vu... »
-« Je suis désolé Bill j'voulais pas ! »
-« Tous les secrets doivent être partagés pas vrai ? »
-« Tu perds rien de c'qu'on te dis hein ? »
-« Nan... Tom t'as... T'as mal ? »
-« Pas pour l'intant, quand je suis dans l'eau chaude ça part mais... Il m'a frappé au visage donc j'pense pas venir au lycée demain... »
-« Ton père travaille demain ? »
-« Oui pourquoi ? »
-« Je peux passer ? »
-« J'veux pas que tu me vois comme ça... J'préfère pas ! »
-« S'il te plaît ! » Je chuchote, en sentant mes larmes revenir.
-« Si juste m'avoir au téléphone te rend si malheureux, imagine ce que ça va être de me voir avec ces marques... »
-« Comme tu veux... »
-« C'est pas contre toi tu sais ! »
-« Je sais... »
-« TOM J'AI BESOIN DU TELEPHONE ! » Hurle la voix de son père.
-« Bill je dois te laisser, merci vraiment ! »
-« Tom je... »
Il a raccroché. Je balance alors mon portable et laisse couler l'eau qui me brûle les yeux depuis que j'ai entendue sa voix si faible. Ce qui me brise encore plus c'est que seul sa voix l'a trahit sans sa son morale n'a pas baissé. Comment fait-il pour aussi fort ? J'aimerai tellement être comme lui mais non moi j'me morfond là dans mon bain ! Après avoir pleuré et prié pour que Tom ne se fasse plus frapper ce soir, je sors et passe un caleçon avant de m'enfoncer dans mes draps.
Le lendemain je me réveille avec un mal de crâne horrible et d'énormes cernes dûes à mes cauchemars. Je m'habille et me maquille pour aller au lycée. Je marche sans grande envie, je sais que personne ne m'attend et que ma journée va se résumer aux moqueries et aux regards emplis de haines. Mais je ne suis pas le plus à plaindre, c'est ce que je me dis quand je pense à Tom. Arrivé je me rends en classe et me mets au fond, pas fasciné par le prof le moins du monde. Je n'écoute plus depuis un moment, j'écris, je rature et recommence, j'écris une chanson qui retranscrit mes sentiments, une chanson qui dénonce ce que j'ai pu voir hier soir, une chanson pour Tom. Alors que seulement onze heures sonnent je ne tiens plus et envoie un message à Tom :
Message de Bill :
« Coucou, j'espère que tu vas mieux, j'pense vraiment beaucoup à toi et j'aimerai vraiment passer, s'il te plaît ! Bisous Bill »
Je mets mon portable sur silencieux et regarde vers le tableau pour vérifier ce que fait le prof. Il ne s'intéresse pas vraiment à moi et tant mieux. Je peux alors lire le message de Tom tranquillement :
Message de Tom :
« Hey, ouai je vais mieux enfin si on oublie le coup d'poing que j'me suis pris ce matin parce que je voulais aller en cours pour te voir... J'aimerai aussi que tu viennes mais mon père ne travaille pas finalement aujourd'hui... »
Je tape du poing sur la table. Mon impuissance me tue ! Et pour me soulager j'hurle. J'hurle un juron et le prof me renvoie. C'est ce que je voulais. Je me mets alors à courir pour sortir du lycée. Je cours maintenant dans la rue, bousculant les gens sans m'excuser et je vais vers chez Tom. Essouffler je m'arrête de l'autre côté de sa rue et je vois la voiture. Je me mets alors dans la cabine téléphonique et prends mon portable. Je cherche le numéro fixe avec lequel Tom m'a appelé la veille et appelle. C'est son père qui décroche et je maquille ma voix du mieux que je peux pour lui répondre :
-« Allô ? »
-« Monsieur Kaulitz ? Ici monsieur Freine de la mairie, je vous téléphone parce que j'ai retrouvé des papiers vous concernant et il serait assez urgent que vous les récupèriez. »
-« Très bien monsieur j'arrive de suite ! »
-« A tout de suite alors ! »
-« Oui merci ! »
Et je raccroche. La mairie étant assez loin, il en a pour une bonne heure même en voiture. Dès que je vois le véhicule disparaître je cours vers la porte et frappe de toutes mes forces. Personne ne me répond mais j'entends une fenêtre s'ouvrir. Je me recule alors et vois le visage de Tom penché vers moi, il se trouve à l'étage.
-« Bill mais qu'est c'que tu fais là. »
-« J'avais envie de te voir, ouvres moi ! »
-« Je... J'peux pas je suis enfermé dans ma chambre ! »
-« Merde ! Bon... C'pas grave je monte ! »
-« T'es fou c'est super haut ! » Il me prévient.
Je ne l'écoute pas et monte sur le rebord de la fenêtre pour m'accrocher à la gouttière. J'ai assez peur du vide mais je suis aussi assez agile et je me hisse facilement. Ma main s'accroche à la fenêtre de Tom et je saute légèrement pour agripper ma seconde main. Mes pieds pendent dans le vide mais je fais un dernier effort et me voilà dans sa chambre. Même pas le temps de reprendre mon souffle ni de me faire sermonner que je suis déjà dans ses bras. Je me serre fort contre lui et après hésitation il m'enlace aussi. Quand je me souviens des marques sur son torse je me dis alors qu'à le serrer comme ça je dois lui faire mal et je me retire. Je me mords la lèvre quand je remarque sa joue bien égratignée et son arcade ouverte. Je prends délicatement son visage entre mes mains mais il me repousse gentiment :
-« N'ai pas pitié de moi s'il te plaît ! » Dit-il, avant d'aller s'asseoir sur son lit.
Je le rejoints et prends ses mains entre les miennes.
-« J'ai pas pitié, j'ai peur pour toi c'est différent ! »
-« Faut pas, il sourit, chui solide ! »
-« Je sais... »
Je me tais et porte sa main à ma bouche. Je l'embrasse doucement, je crois qu'un peu de douceur ne lui fera pas de mal... Et à moi non plus. Après ça, je sors une petite bouteille d'eau et un mouchoir de mon sac. Je me mets à la fenêtre et humidifie le papier. Ensuite je prends mon briquet et réchauffe le tout. Je reviens près de Tom et passe le mouchoir chaud sur ses plaies au visage. Il sursaute mais se laisse faire en fermant les yeux. J'essuie le sang et détends ses traits grâce à la chaleur. Et finalement je l'allonge sur son lit puis je me glisse à ses côtés. J'ai juste besoin de l'avoir près de moi et lui aussi je crois. Son père ne va pas tarder et j'essaie de lui donner toute la force et le courage que je peux même si je sais qu'il n'en manque pas... Loin de là. Au bout d'un moment on entend la porte claquer et Tom sursaute.
-« C'est mon père, vite Bill sors ! »
-« Non j'te laisse pas s'il vois que je suis là il ne te fera rien ! »
-« Mais il saura que tu est rentré par la fenêtre et je... Merde trop tard ! Euuuh cache toi là et surtout ne bouge pas !! »
-« Tom ! » Je chuchote, alors qu'il m'a fermé dans son armoire et que son père entre.
La porte derrière laquelle je me trouve est faite de lattes de bois ce qui fait que je vois tout ce qui se passe. Son père s'avance, main en l'air, vers lui et Tom recule jusqu'à ce que le mur ne le bloque. Je voudrai hurler lorsque je le vois le frapper au bas ventre et qu'il s'écroule. Son père le relève par le col de son t-shirt et lui met une gifle puissante. Je pleurs encore et toujours tout en plaquant mes mains sur mes lèvres et mordant mes joues de toutes mes forces. Tom se retient de crier, je n'entends que de faibles gémissements. Puis il le balance et s'en va enfin. Tom s'appuie contre la porte pour la fermer et je me jette vers lui :
-« Tom viens avec moi on s'en va ! » Je lui dis, en pleurant tout ce que je peux.
-« Chtt calme toi, ça va aller... Je vais m'en sortir, va-t-en Bill ! »
-« Non j'te laisse pas, j' part pas sans toi, il va te tuer Tom je...»
Il me fait taire en posant ses lèvres sur les miennes. J'ouvre d'abord grand les yeux, sa tête est rentrée dans ses épaules et il a l'air de se détendre légèrement. Je ferme les yeux et les crispe en m'accrochant à son t-shirt alors que ses mains pressent de chaque côté de mon visage. Je suis traversé d'un frisson, je voudrai que ce moment dur toujours, pour éviter à Tom de souffrir et pour pouvoir le garder contre moi. Alors que son père lui hurle de descendre je me plaque contre lui pour le persuader de venir avec moi... Ou pour l'aider dans ce qui va arriver si je ne part pas. A contre c½ur je me sépare et il essuie mes larmes avec ses pouces :
-« Ca va aller ok ? Je t'envoie un SMS ce soir ! Aller va-t-en vite! »
Il m'embrasse de nouveau et me pousse vers la fenêtre. Je le regarde une dernière fois avant de disparaître. Je me laisse glisser le long de la gouttière et saute par terre. Je regarde tristement vers sa fenêtre et part en courant. Honteux de ne pas pouvoir l'aider, choqué par ce que j'ai vu et... Nostalgique de ses lèvres. Quand j'arrive chez moi ma mère n'est pas là. Elle m'a laissé un mot me disant qu'elle a été appelée d'urgence à l'hôpital et qu'elle ne rentrera pas avant demain soir. Je monte alors dans ma chambre et m'allonge sur mon lit. Je sors mon cahier à chanson de sous mon oreiller et commence à écrire. J'appuie avec rage sur le stylo, perçant la feuille par endroit et mes larmes effaçant la moitié de ce que je retranscris. Puis finalement je balance tout et hurle dans mon oreiller. Je m'endors fatigué d'avoir passer une heure a pleurer.
Quand je me réveilles il est déjà tard. La première chose que je fais c'est de vérifier si j'ai un message mais rien. Je m'inquiète et lui en envoie un mais l'accusé de réception m'indique que son mobile est éteint. Je souffle autant que je peux pour me décontracter et je descends au salon. Je regarde l'heure il est minuit passée. Je m'assois sur le canapé et prends la télécommande quand on frappe à la porte. Je m'approche sans bruit, on ne sait jamais, et regarde par le juda. Je ne vois qu'une masse blanche mais quand j'aperçois une dread en dépasser j'ouvre directement et Tom me tombe dans les bras. Il est complètement trempé étant donné la pluie qui tombe et semble épuisé. Il me regarde, me sourit et tombe inconscient. Ma mère étant médecin elle m'a donné de bons réflexes, je vérifie son pouls et au lieu de paniquer je le porte jusqu'à l'étage, dans la salle de bain. Je le couche par terre et fais couler de l'eau chaude dans la baignoire avant d'entreprendre de le déshabiller. Je lui retire sa capuche et son énorme sweet pour remarquer, avec horreur, que son t-shirt est taché de sang. Je le soulève et remarque une large mais peu profonde entaille sous ses pectoraux. Je lui enlève le tissu taché et désinfecte sa plaie. Je déboutonne ensuite son pantalon et lui enlève ses chaussures et chaussettes pour le faire passer. Arrivé au caleçon je ne sais pas bien si j'ai le droit de l'enlever mais je ne vais pas le baigner avec alors je l'enlève aussi. Je vérifie la température de l'eau en y trempant mon coude et prends Tom dans mes bras pour le plonger dans l'eau chaude. Je m'assois par terre et je ramène un peu d'eau sur le haut de son torse. Ses pupilles bougent sous ses yeux et il les ouvre doucement, ses lèvres s'étirant en un magnifique sourire :
-« Bill... Tu m'as déshabillé ? »
-« Oui je... J'pouvais pas te baigner habillé mais si tu veux je sors... »
-« Non, c'est juste que je voulais pas que tu vois mon corps marqué mais c'est pas grave... »
-« J'te trouve très bien quand même ! »Je dis, en essuyant l'unique larme qui roule sur ma joue.
-« J't'aurai beaucoup fait pleurer pas vrai ? »
-« C'est pas ta faute... T'aimes le thé à la camomille ? »
- « Han han ! »
-« J'vais nous en faire, je reviens ! »Alors que je m'apprêter à sortir il me prend la main :
-« Bill tu voudrais pas... Non rien, vas-y ! »
Je me penche alors vers lui et dépose doucement mes lèvres sur les siennes. Ses yeux entrouverts sont plongés dans les miens. Je pose ma seconde main sur son visage et caresse sa joue pendant que l'autre serre fort la sienne. Au bout de longues secondes je me sépare et sors de la salle de bain pour aller dans la cuisine. Je fais bouillir de l'eau et m'assois le temps qu'elle chauffe. Je repense à ce baiser. Est-ce que c'est possible d'aimer quelqu'un en ne le connaissant qu'à peine ? Je crois que oui, j'aime Tom ! L'amour ne s'explique pas je crois. Mais lui m'aime-t-il ? Sans doute sinon pourquoi tout ça ? Après réflexion je verse l'eau chaude dans deux grands mugs et y fait tremper les sachets parfumés. J'ajoute un peu de sucre et je remonte. Tom n'a pas bougé et son magnifique sourire est de nouveau sur son visage. Je lui tends la tasse et il la prend en me remerciant. Je me rassois à ma place et bois tout en le regardant.
-« Au fait, j'me sens con de te d'mander ça que maintenant mais... J'te dérange pas ? »
-« Non, ma mère est à l'hôpital, elle ne rentre que demain soir et tu peux rester le temps que tu veux... »
-« C'est gentil ! »
-« Tom... Ton père tu... »
-« Quand tu m'as demandé de partir avec toi je... J'ai su que c'était ce que je voulais mais sur le coup j'ai pas eu le courage et quand t'es parti et qu'il m'a encore frappé j'en ai eu marre ! J'ai attendu qu'il s'endorme et je suis venu ici ! »
-« Tu as bien fait ! »
-« Bill... Si je le dénonce je... Je vais me retrouver tout seul pas vrai ? »
-« Non ! Non c'est faux ! Tu m'oublies à moi ?! Je serai là ! »
Et pour la première fois je remarque une larme sur sa joue. Je pose alors ma tasse et le prends comme je peux dans mes bras. Je mouille mon t-shirt mais je m'en fiche.
-« Je serai là Tom... Je serai toujours là, à tes côtés... Ma mère aussi on va t'aider si tu le veux bien... »
-« J'ai tellement besoin d'aide Bill ! »
-« Je sais... Je suis là ! »
Il se laisse aller contre moi et pleur plus fort. Ca lui fait du bien et je me sens heureux qu'il me demande enfin de l'aider. Au bout d'un quart d'heure je le laisse sortir du bain et se sécher pendant que je vais lui chercher ce qu'il faut pour qu'il s'habille. Puis je reviens dans la salle d'eau et lui tends seulement le caleçon, le bas de pyjama et les chaussettes, il faut que je bande sa plaie avant de lui passer le t-shirt. Il me dit qu'habituellement il dort en boxer mais je ne lui laisse pas le choix, après la douche qu'il a prise sous la pluie je ne veux pas qu'il tombe malade. Après qu'il ai ronchonné pendant trois heures je désinfecte à nouveau sa blessure, passe un bandage tout autour de son torse et lui fait enfiler le t-shirt.
-« Au moins avec toi j'vais pas mourir de froid hein ? » Il me dit, en rigolant.
-« Très bien déshabille toi et crève d'une pneumonie j'm'en fiche ! »
-« Une pneumonie t'es sûr xD ? »
-« Roh arrête de faire le couillon ! Viens on va s'coucher ! »
-« Bien chef ! »
Je lève les yeux au ciel en souriant et me glisse sous les draps après m'être déshabillé. Il s'assois et commence à retirer ses chaussettes et voyant que je le regarde avec un mauvais ½il il me dit :
-« Han steuh plaît juste les chaussettes j'peux pas dormir avec ! »
-« Va pour les chaussettes ! » Je capitule.
-« Wouha merciiii t'es génail ! »
-« Je sais, je sais xD ! »
On rigole et il se met lui aussi sous les draps avant que je n'éteigne la lumière. Il y a de la distance entre nous, je voudrai tellement qu'il me permette de dormir contre lui mais je n'ose pas. Alors que je me tourne dos à lui pour commencer ma nuit il chuchote :
-« Ca fait deux mois... Depuis le premier jour en fait... Je t'aime ! »
Mon c½ur s'accélère à cette révélation et je me redresse sur mon lit, le cherchant dans l'obscurité. Je laisse ma main me guider et je tapote sur le drap à la rechercher de son corps. Finalement j'entre en contact avec la sienne et la caresse tendrement. Je tire doucement dessus afin qu'il tende son bras sur le matelas et que je puisse poser ma tête dessus. Je m'allonge près de lui et passe ma main sous son t-shirt pour frôler sa peau chaude et meurtrie. Il resserre sa main autour de mon épaule et embrasse mon front.
-« Moi aussi je t'aime ! »
On s'endort tout les deux l'un contre l'autre. Au milieu de la nuit, je sens un courant d'air froid passer sur moi et j'entends de la musique et quelqu'un chuchoter. J'ouvre les yeux et remarque que Tom est assit à la fenêtre avec ma guitare et mon cahier de chanson. Il me tourne le dos et je sors des draps pour aller vers lui. J'aime sa voix et sa manière de jouer, moi j'ai vite laisser tomber, je n'arrive à rien et hors de question que je coupe mes ongles pour jouer de ce truc ! Arrivé derrière lui je passe ma main sur sa nuque et embrasse sa joue. Il sursaute et se retourne légèrement :
-« J'voulais pas te réveiller ni fouiller dans tes affaires mais c'est tombé et... »
-« C'est pas grave, cette chanson était pour toi alors... »
-« C'est vrai ? »
-« Mmh ! Tu sais faire marcher ce truc ? » Je demande en montrant la guitare d'un geste de la tête.
-« Oui ! »
-« Joues moi un truc pour voir ! »
Il se tourne de façon à être face à moi qui m'assoit par terre. Il commence une mélodie mélancolique mais magnifique à laquelle je joints mes paroles. Au début j'ai un peu honte et je ne fais que chuchoter mais après le premier refrain mon envie prend le dessus et on se marrie parfaitement. A la fin de la chanson on se regarde et il repose la guitare sur son socle pour revenir près de moi. Il est debout, il n'ose pas venir je crois, je m'allonge en lui tendant la main et il la prend avant de s'asseoir juste à mes côtés :
-« Viens sur moi. » Je lui demande.
-« Hein ? »
-« Viens ! »
Je tire doucement sur sa main et le fait m'enjamber pour qu'il passe ses jambes de chaque côté de mes hanches et qu'il pose sa tête dans mon cou. Je passe mes mains sous son t-shirt et remonte vers ses épaules en le caressant doucement. Ses doigts passent dans mes cheveux et viennent parfois jusque mon visage. Je le sens monter et descendre sur moi aux rythmes de nos respirations. Il se redresse et me regarde légèrement apeuré, je chercher dans ses yeux la raison mais il se lève et se recouche. Je me hisse sur mes coudes et le regarde mais il me tourne le dos. Je jette un coup d'½il au réveil, il est cinq heures. Je me lève à mon tour et le rejoints. Je m'avance dans son dos, passe une main sur son ventre et mon visage surplombe le sien :
-« Pourquoi t'es parti ? »
-« J'aime pas être dans cette position, je veux pas me sentir dominant par rapport à toi 'fin je sais pas si tu comprends... J'veux pas te faire de mal ! »
-« Si j'comprends... Mais tu sais avec moi c'est différent, je sais bien que tu me feras pas mal et puis... Tu crois pas qu'il serait temps que tu domine un peu quelqu'un ? »
-« Mais j'veux pas te dominer toi ! »
-« Tu sais domination ça veut pas forcément dire violence ou supériorité... Dans un couple ça veut aussi dire que c'est toi qui prends en main, qui procure quelque chose... Tu crois pas que c'est bien ça ? »
-« Je... Je sais pas... »
-« Tom je... Je suppose que t'as déjà fais l'amour mais... Comment tu faisais alors ? »
-« Ben on était tout le temps dans le noir et je laissais toujours la fille dessus... Mais avec toi j'veux encore moins... »
-« T'as confiance en moi ? »
-« Plus qu'en personne... Je t'aime ! » Il me dit en se retournant enfin vers moi.
-« Tom c'est toi qui m'as dis qu'on était pas si différent pas vrai ? Alors pourquoi là on devrait faire une différence ? » Je demande en caressant son visage.
-« T'as raison mais je... Je sais pas ! »
-« J'vais t'apprendre... »
On se regarde dans les yeux, mon corps collé dans son dos et ma main caressant son visage. Je le rassure comme je peux et pose mes lèvres sur les siennes. Je les bouge doucement et il me suit. Je m'amuse à pincer sa lèvre inférieure entre les miennes et après hésitation je les caresse avec ma langue qu'il accueille après m'avoir fait patienter. Sentir sa langue dans ma bouche et sa main passer dans mes cheveux m'excite assez mais je ne veux pas risquer de tout rater et je veux le laisser faire. Il est temps qu'il prenne compte que lui aussi peut procurer des choses et qu'il n'est pas seulement là pour subir. Il est temps qu'il sache quelle satisfaction apporte le fait d'entendre des supplications pour en avoir plus. Il faut qu'il connaisse la domination sous un autre visage que la violence et il n'y a que l'amour qui peut lui apporter ça. Je mets fin au baiser mais laisse mes lèvres contre les siennes pour chuchoter :
-« Fais ce que tu as envie de faire, j'en aurai envie aussi ! »
Je pose sa main sur ma hanche et m'allonge sur le dos l'entraînant avec moi. Il m'embrasse sans se mettre sur moi mais je lui laisse le temps qu'il faut. Il a toujours son pantalon et le t-shirt mais je ne lui retire pas j'attends qu'il le fasse seul. C'est à lui de décider s'il veut les enlever ou pas, s'il veut qu'on fasse des choses ou pas. J'essaye de faire passer tout l'amour et le courage dont il a besoin dans mon baiser et lorsqu'il nous sépare et me regarde en souriant je sais que j'y arrive. Il se redresse et retire son t-shirt. Je souris alors de toutes mes dents et encore plus lorsqu'il enlève son pantalon :
-« T'as plus peur que j'meurs ? » Il rigole.
-« Non parce que j'suis là pour que t'aies chaud ! »
-« Je... J'peux venir sur toi ? »
-« Oui mais ne m'demande plus la permission, tu as l'droit de tout avec moi ! »
-« Pardon... »
-« T'excuse pas non plus bébé ! »
-« Alors qu'est c'que j'dois faire ? »
-« Juste c'que t'as envie d'faire ! »
-« Et si toi t'en as pas envie ? »
-« J'en ai envie !... Mais si tu veux arrêter mets toi bien dans la tête que c'est pas grave, tu ne me dois rien ! »
-« Merci de m'aider ! »
-« C'est normal, je t'aime ! »
Après notre discussion il repose doucement ses lèvres sur les miennes et c'est lui qui me présente sa langue. Je l'accueille dans ma bouche et on s'amuse ensemble. Sa main gauche se pose sur mon genoux et remonte le long de ma cuisse pour aller sur ma hanche. J'écarte alors mes jambes et ma gauche passe sous son corps pour le faire venir sur moi. Je passe mes mains sous ses bras et les fais remonter dans ses dreads pour appuyer un peu plus sa bouche contre la mienne. Je sens son excitation contre la mienne, j'aimerai tellement qu'il me déshabille mais là encore je ne m'autorise aucun geste, je le laisse prendre du plaisir à commander et finalement ça m'excite encore plus d'attendre. Peu à peu sa bouche descend sur ma mâchoire puis dans mon cou. Il m'embrasse, me mordille, me suce et je gémis pour l'encourager. Je crois qu'il y prend goût. Ses lèvres continuent de descendre et arrive sur mon torse, sa langue trace de petits cercles autour de mes tétons qu'il mordille aussi de temps en temps. Je remonte mes mains au dessus de ma tête et me laisse complètement faire, je suis totalement soumis à lui et à ses lèvres. Il descend de nouveau et arrive à mon nombril qu'il pénètre avec sa langue en faisant de petits vas et viens. Puis son nez caresse mon ventre jusqu'à ce qu'il embrasse l'élastique de mon caleçon. Il passe sa langue en dessous, puis il le baisse petit à petit léchant à chaque fois ma peau vierge de lui. Je halète et transpire beaucoup, il me fait délicieusement attendre. Après supplice il me retire enfin mon caleçon. Sa main remonte le long de ma cuisse, passe sur mon aine et mon ventre avant de redescendre vers ma fierté qu'il caresse tout en retraçant mon tatoo. Je gémis encore et finalement mes mains retrouvent leur place dans ses cheveux. Alors que je me concentrais sur ma respiration je ne sens plus sa langue sur mon aine mais je sens une douce chaleur englober le bout de mon sexe. Je me redresse et lorsque je réalise ce qu'il me fait je gémis encore plus fort. Je retombe sur l'oreiller et tâtonne la table de nuit pour ouvrir le tiroir et en sortir un préservatif :
-« Tiens Tom c'est han... Pour mmh... P'tain j'arrive plus à haaa parler ! »
Il retire sa bouche sans stopper sa main et me demande :
-« Qu'est c'que tu veux que j'en fasse ? »
-« Ben je... Je sais pas han j'pensais que ce serait mhh mieux pour toi ! »
-« J'veux pas mettre ce truc en plastique dans ma bouche ! »
-« Au moins c'est directe xD ! »
Et on explose de rire tout les deux. Il remonte vers moi et m'embrasse toujours en rigolant. Ca remarque à carrément détendu l'atmosphère et il redescend vite vers mon bas ventre. Il repose ses lèvres juste sur le bout et s'amuse à faire de petites pressions, de temps en temps il me frôle avec ses dents. Jamais j'n'aurai laissé une fille faire ça mais Tom dose parfaitement sa force. J'entremêle mes doigts avec ceux de sa main libre et à bout de résistance, je le supplie de me prendre entièrement. Je lui décrit tout ce qu'il me fait ressentir, je lui dit à quel point ça me fait du bien. Je sens que ça le rend fier et qu'il prend peu à peu confiance en lui. Finalement il enlève sa bouche et se redresse pour retirer son caleçon. Il est appuyé sur ses mollets, entre mes cuisses et entièrement nu. Je me redresse aussi et mes lèvres entre en contact avec la peau de son ventre. Je l'embrasse et retrace ses abdos, faisant attention à ses bleus et au bandage. Mes mains remontent derrière ses cuisses jusqu'à ses fesses que je câline amoureusement. Ses doigts se perdent de nouveau dans mes cheveux qu'il passe derrière mes oreilles. Il me caresse et je frissonne. Puis il me pousse sur les épaules et me rallonge pour se mettre sur moi. Il m'embrasse dans le cou et me fait resserrer mes jambes autour de ses hanches, collant nos bas ventre l'un à l'autre. On ne bouge plus, on se regarde seulement et on se sourit. Je positionne mes mains sur sa chute de reins et lui de part et d'autre de mon visage. Je frotte mon nez contre le sien et l'embrasse chastement, en manque de lui. Sa passivité me rend fou, j'essaye par tous les moyens de le faire bouger mais il ne fait que me regarder, avec ce sourire qui me fait fondre :
-« Quoi ? » Je chuchote.
-« J'pensais pas que tu arriverais à me faire changer... Mais je crois que j'aime trop t'entendre gémir pour ne rien faire ! »
-« Tu vois que la domination n'est pas qu'un terme négatif. »
-« C'est vrai et j'aime ça... Mais j'aime aussi partager. »
-« Il nous reste pleins de nuits pour ça ! »
On rigole encore, bouche contre bouche et il donne le premier coup de bassin. Je mords doucement sa lèvre et m'accroche à ses reins. Sa langue s'insinue dans ma bouche et s'enroule autour de la mienne. Je le laisse faire, je suis passionnément dominé et follement aimé que pourrai-je vouloir de plus ? Sentir son corps brûlant et moite contre le mien, son souffle chaud et haletant se déplacer dans mon cou, la sueur couler dans mon dos, sa fierté se frotter délicieusement à la mienne, ses gémissements résonner dans mes oreilles me rend dingue et me rapproche un peu plus de l'orgasme. Je redresse un peu ma tête et vais baiser son épaule, j'y pose mon nez pour sentir son odeur pendant que ses coups de reins se fonds plus rapides et plus sensuels. Je mords doucement dans sa chair quand il me fait toucher les étoiles en bougeant sur moi et en léchant mon oreille. Je retombe alors, épuisé sur l'oreiller, mais je donne, maintenant, moi aussi quelques coups de bassin. Il couine de manière plutôt sexy lorsque je suis ses mouvements. Je l'embrasse et lèche sa gorge et enfin l'emmène avec moi dans un petit cri rauque. Il se laisse aller entre nous et met sa tête dans mon cou. Je rabats le drap sur nous, la fenêtre étant ouverte il fait assez froid dans la chambre. Baisse de température que, jusqu'ici, nous n'avions pas remarqué. Il caresse mon épaule du bout des doigts et nous reprenons une respiration normale.
-« Je vais me doucher, c'est l'heure que je me prépare pour le lycée ! »
-« Et moi j'fais quoi ? »
-« Ben tu te douches avec moi ! » Je lui dis, comme l'évidence.
-« Nan 'fin si mais j'peux pas aller au lycée, mon père va me chercher... »
-« Oh ben tu restes ici, je finis à onze heures donc je serai vite rentré et ma mère sera là à seize heures, on lui expliquera et elle nous aidera d'accord ? »
-« T'es sûr ? »
-« Certains ! »
-« Merci ! »
-« Aller viens, on va se doucher mon c½ur ! »
Je le prends par la main et on se lève. On essuie légèrement nos bassins et on se regarde en rigolant. On va dans la petite salle de bain de ma chambre, on se lave les mains et je fais couler la douche. Je lui retire son bandage et constate que la plaie commence à cicatriser, du moins ça ne saigne plus. Voir ces marques sur son corps me fait mal et je me jure que plus personne ne lèvera la main sur mon ange, non plus jamais je ne le laisserai souffrir. Il est déjà sous l'eau chaude et il me tend la main. Je l'attrape et je le rejoints pour me serrer contre lui. Mais l'heure il faut que je me dépêche même si je préfèrerai largement rester avec lui. On se lave et on sort. Je m'habille, me coiffe et me maquille sous le regard bienveillant de mon chéri et une fois prêt je téléphone à ma mère qui me confirme qu'elle ne rentrera qu'en fin d'après midi. Il est à peine sept heures trente que je m'apprête à partir. Je dis alors à Tom qu'il ferait mieux de se recoucher et je l'accompagne dans ma chambre. Il se glisse sous les draps et je m'assoie près de lui. J'entrelace nos doigts et caresse son visage avec ma main libre :
-« Je te laisse un double des clés et je rentre vite ok ? Au moindre souci j'ai mon portable ! »
-« D'accord... Bill t'es sûr que chuis pas un poid ? J'débarque dans ta vie... »
-« Heu deux s'condes j'te coupe ! Si j'avais pas envie de tout ça tu serais pas là ok ? »
-« Ok... »
-« Génial donc à dans... Trois heures vingt-cinq mon c½ur ! »
-« Tu me manques déjà ! » Il rougit un peu.
-« Toi aussi ! » Je souris.
Je l'embrasse et murmure un «Je t'aime » contre ses lèvres avant de partir. Je marche le pas léger jusqu'au lycée et c'est la première fois que j'y vais avec le sourire. Alors que je passe les grilles mon portable remue dans la poche. Je le sors et mon sourire redouble d'intensité, comme si c'était possible :
Message de Tom :
« Moi aussi je t'aime <3 ! »
Message de Bill :
« J'crois que j'aurai dû sécher, chuis crevé et... Tu me manques déjà ! »
Message de Tom :
« J'ai un avantage, les draps ont ton odeur ! »
Message de Bill :
« J'ai toujours su que je devrai emporter un oreiller au lycée -___-' »
Message de Tom :
« Ou alors effectivement fallait sécher XD ! Fais demi tour ! »
Message de Bill :
« Oui euuhm non le prof vient d'me voir -____-' »
Message de Tom :
« Bon ben j'aurai essayer d'te ramener mais puisque tu préfères le prof.... M'enfin travailles bien mon ange, j'pense à toi très fort, je t'aime ! »
Message de Bill :
C'est vrai qu'entre le prof qui date de Louis XVI et un dreadé super sexy il est cruel le dilemme, j't'avoue que t'as gagné de peu XD ! Han j'arrive bientôt *essaye de se convaincre* et moi aussi j'pense fort à toi (sauf si le prof m'aguiche pas trop hein ?) Je t'aime bébé <3 ! »
J'aime beaucoup les SMS même si ça ne vaut en aucun cas le contact, j'aime ça parce que ça permet de dire certaines choses qu'on n'arrive pas à avouer. Les trois heures de cours passent très lentement et j'ai le droit aux moqueries habituelles mais Tom m'a contaminé : Mon sourire ne quitte pas mes lèvres. J'ai toujours détesté l'amour dû au divorce de mes parents, ça m'a vraiment énormément déçu mais avec Tom je ne sais pas... C'est différent, je suis bien avec lui, je n'ai pas besoin de ses promesses je sais que ça arrivera sans rien prévoir. Plongé dans mes pensées, seule la sonnerie me fait bouger. Je pars limite en courant du lycée. Avant de rentrer j'ai envie de faire plaisir à mon chéri et je passe au grec pour prendre de quoi manger. Dix minutes après je suis sur le chemin. Je stresse légèrement au fur et à mesure que j'avance, je n'ai pas peur mais j'appréhende c'est vrai. Je suis devant la porte, je ne sais pas comment je vais le retrouver mais j'entre. La maison est calme et il ne semble pas être au rez-de-chaussée. Je monte donc et le trouve endormit dans mon lit. Je m'approche doucement et m'assois près de lui. Je caresse son torse nu du bout des doigts et il se réveille lentement. Il prend ma main qui le caresse et me tire sur lui en disant :
-« Pose tes sachets et embrasse moi ! »
Je suis très très agréablement surpris et j'adhère à sa demande. On s'embrasse d'abord chastement puis plus profondément laissant toutes les libertés à nos langues. Je suis fasciné par la facilité qu'il a à changer et à doser parfaitement ce qu'il ressent. Je le laisse respirer et le regarde en frôlant son visage.
-« Je suis désolé d'avoir dormi si longtemps... »
-« Non t'as bien fais... Je suis passé au grec tu viens manger ? »
-« Oui je passe dans la salle de bain et j'arrive ! »
-« Ok à tout de suite ! »
Il sort des draps et disparaît dans la salle d'eau. Je descends et pose mes sachets sur la table basse du salon en l'attendant. Quelques minutes plus tard le voilà qui descend avec son baggy et un débardeur noir à moi donc assez serré. Mein Gott il est super sexy ! Il me rejoint et m'embrasse doucement. Nous mangeons tout en discutant de nos sentiments, de son père et de sa motivation et je le rassure sur le fait qu'il ne sera plus seul, je serai là et ma mère aussi. Arrivés au dessert, il s'agit de baklavas, se sont de petits rouleaux à base de noix de toutes sortes et c'est très collant et sucré [Han pas bon pour le régime è_é]. Je place l'extrémité d'un entre mes lèvres et propose à Tom de le partager avec moi. Il me sourit et le prend à son tour dans sa bouche alors que j'en croque un morceau. On répète ce geste jusqu'à ce qu'il n'en reste que quelques millimètres. C'est à mon tour de prendre le petit bout. Je m'approche et en prends la moitié en laissant traîner ma langue. On mâche bouche contre bouche et une fois avaler sa langue caresse mes lèvres, les suce doucement et les débarrasse sensuellement de leur sucre qui les collées un peu. Je gémis faiblement et pousse sur ses lèvres pour le faire s'allonger sur le sol et passer sur lui. Mais je me rends compte de ce que je fais et je ne veux pas qu'il se sente obligé alors je me relève mais il me retient :
-« Reste ! Je suis bien là et j'ai confiance en toi ! J'ai envie de ce qui va se passer... Embrasse moi mon amour... S'il te plaît ! »
-« Je t'aime ! »
On se sourit et je me replace sur lui en passant ma main sous son t-shirt collant. Je caresse son flanc gauche avec mes ongles et ma bouche descend dans son cou. Je le goûte, le mordille et le lèche. Ses mains soulèvent mon t-shirt et je me redresse pour qu'il me l'enlève, je tire sur le sien pour le faire s'asseoir et lui retirer le sien aussi. Je lui fais poser ses mains contre mon torse et plaque les miennes dans sa nuque en l'embrassant. Il me caresse avec des index et parfois il les fait passer sous l'élastique de mon caleçon qui dépasse de mon jean. Il défait lentement le bouton puis la fermeture et le fait descendre jusque sous mes fesses. Je me lève et l'aide à faire pareil, mon pantalon descend alors à mes chevilles et je m'en débarrasse d'un coup de pied. Je prends Tom par les hanches et mets mes mains dans ses poches arrière. Je pousse doucement et le voilà qui glisse sur ses fines jambes imberbes jusqu'à ce qu'il en soit lui aussi débarrassé. On s'embrasse de nouveau, bien serré l'un contre l'autre et lorsqu'on se sépare je lui dis :
-« Tom j'ai très envie qu'on fasse l'amour ! »
-« Moi aussi mais... Comment tu préfères faire ? »
-« Je sais pas ça me gène pas d'être en dessous... »
-« Moi non plus mais j't'avoue que j'aimerai bien guérir un peu avant... » Il me dit, gêné.
-« Ok, donc à toi de me faire l'amour bébé ! »
-« A nous de faire l'amour ! »
Je lui souris et on se remet par terre, lui sur moi cette fois. On s'embrasse et il caresse ma cuisse droit, remontant quelques fois par la jambe de mon caleçon. Ses lèvres descendent comme la veille sur mon torse jusqu'à mon boxer qu'il enlève plus rapidement. Une fois nu, il me fait relever et plier les jambes et se place entre pour embrasser l'intérieur de mes cuisses tout en caressant ma chute de reins du bout des doigts. Il frôle mon fondement avec douceur et je me surprends à avoir envie qu'il me pénètre. Cette envie est totalement nouvelle pour moi, c'est très bizarre et tellement bon à la fois. Je me laisse faire et le regarde pour prendre modèle lorsque je devrai le faire. Je n'ai vraiment aucune idée concernant les rapports homosexuels enfin si bien sûr mais je ne sais pas ce que ça procure ni encore moins les gestes qui détendent mais Tom s'en sort vraiment bien, je n'ai pas du tout peur, je suis très détendu et impatient. Après un long moment de caresse il remonte vers moi en laissant ses mains en bas et embrasse mes lèvres avant de me dire :
-« Ouvre la bouche mon ange... »
J'obéis et il me présente son index que je suce en l'écoutant :
-« Je... J'vais d'abord le faire avec un doigt, j'vais y aller très doucement et si t'as mal dis le moi d'accord ? »
Je réponds oui de la tête et il embrasse mon menton avant de faire descendre son doit entre mes cuisses. Je repose ma tête par terre et il reste appuyé sur son coude pour me regarder dans les yeux. Et alors que je contemple son magnifique visage je sens une petite pression au niveau de mon fondement, je souffle et me détends pour ne pas que ce soit douloureux. Il entre en moi très doucement, c'est une sensation spéciale, vraiment. Mais le plaisir de la découverte s'empare de moi et je commence à haleter alors qu'il arrive au bout. Il se penche vers moi et embrasse ma joue et me caresse avec son nez.
-« Ca va ? »
-« Hun hun oui... »
-« Ok... Détends toi mon amour, tout va bien aller, il fait le chemin inverse, tu es magnifique comme ça... Bill chuis vraiment heureux d'être avec toi ! »
Il refait ce geste de va-et-vient plusieurs fois sans cesser de me parler. Ca me détend, sa voix chaude qui résonne dans mes oreille m'apaise et m'excite aussi je dois dire. Je suis tellement bien que je ne fais que gémir lorsqu'un second doigt entre en moi. Mes yeux ont du mal à rester ouverts mais je m'efforce de rester plongé dans les siens. Mon corps se cambre de temps en temps et finalement il se retire et enlève son caleçon. Je profite qu'il se déshabille pour sortir de mon sac un petit tube beige.
-« Tiens je... J'ai acheté ça... » Je lui dis en lui tendant le tube.
-« Tu... Tu voudrais pas me le faire ? »
-« Si bien sûr ! » Je souris.
Je m'assois en face de lui qui est à genoux et fais couler le fluide dans ma main. Je me redresse un peu pour l'embrasser et dépose le gel sur sa virilité. Ensuite je me recouche et remets mes jambes en position initiale. Il s'avance vers moi et dépose le reste de gel sur mon antre puis il s'allonge contre mon corps chaud. Il soulève un peu mon bassin avec ses mains et entre en moi tout aussi lentement. Je m'affaisse sous l'excitation qui me gagne et gémis son prénom. Il me regarde en souriant et embrasse mon menton. Arrivé au plus profond de moi il s'arrête, pose son front contre le mien et nos souffles saccadés se mélange. On ferme les yeux et on savoure ce moment qui n'appartient qu'à nous, notre première fois. Une de mes mains passe dans son dos, remonte sur son épaule et va chercher la sienne pour s'y mêler. On s'embrasse un peu puis il fait le mouvement inverse. Je ne ressens aucune douleur, juste un plaisir inconnu qui augmente avec la vitesse et l'intensité de ses coups de rein. Il dose parfaitement douceur et vitesse, amour et passion. Je tremble de partout, j'ai chaud et l'instant d'après froid. Nos corps moites glissent l'un contre l'autre avec envie. Il me murmure des bouts de phrases que je finis et quelques fois on s'embrasse. L'entendre gémir me rend fou, fou de lui et de sa voix que j'aimais déjà tant. Tout se passe vite pourtant j'ai l'impression que notre union aura duré des heures. Dans un geste commun nous arrivons ensemble à l'orgasme et il retombe sur moi après s'être cambré. Il reste mélangé à moi quelques secondes et se retire. On se câline et s'embrasse jusqu'à pouvoir parler :
-« Alors ? Ca t'a plus ? » Il me demande.
-« Oui c'était vraiment bon ! »
-« Han je t'aime tellement ! »
-« Moi aussi bébé ! »
Après ça nous sommes allés nous doucher. Une douche beaucoup plus longue et agréable que celle de la matinée puis nous avons dormi jusqu'à dix-sept heures ou ma mère est rentrée. Je lui ai alors expliqué la situation de Tom et le fait que nous soyons en couple. Elle a été choqué non pas par le fait que nous soyons ensemble mais par le courage de Tom, tout comme je l'ai été la première fois que je l'ai vu. Après une longue discussion tout les trois nous sommes allés au commissariat le plus proche. Un policier nous a reçu et mon amoureux a raconté son histoire et jamais je n'ai lâché sa main, ma mère non plus n'a pas lâché sa seconde. L'homme nous a alors conduit a l'hôpital pour que Tom se fasse examiner et la encore nous ne l'avons pas laissé. Après ça nous sommes retournés au commissariat et les policiers sont allés arrêter le père de Tom. Lorsqu'il est entré dans le bâtiment il s'est alors dirigé vers nous, en pleur :
-« Je ne m'excuserai pas je n'en ai pas le droit mais saches que j'ai vraiment honte de moi mais je suis fier que tu sois mon fils ! Tiens je t'ai écris ça il y a longtemps pour quand ce jour arriverai, tu n'es pas obligé de le lire... Je t'aime Tom ! »
Et il est parti. A la sortie Tom était vraiment bouleversé, il pleurait beaucoup et quand nous sommes rentrés à la maison il a dormi pendant plusieurs jours où je veillais sur lui. Après il a enfin ouvert la lettre et a décidé de nous la faire lire à moi et ma mère. Nous avons été très touchés également. Ma mère aime vraiment Tom et je sais qu'elle pourra parfaitement combler son manque. Nous sommes tous les trois sur le canapé, lui entre ma maman et moi.
-« Tu as été très courageux mon chéri, tu as fais ce qu'il fallait ! »
-« J...J'espère oui... » Il sanglote.
-« J'en suis sûr aussi mon c½ur ! »
Depuis ce jour son père a bien sûr tout avouer et a été jugé puis condamné à quelques années de prison ainsi qu'à un suivit psychiatrique. Ma mère est devenue la tutrice légale de Tom qui vit maintenant chez nous. Son sourire est réapparu et on s'aime maintenant depuis 8 mois. Toutes les semaines il va voir son père qui va beaucoup mieux, il a pardonné mais pas oublié et ça lui suffit pour vivre heureux. Après chaque visite nous allons au parc tout les deux, main dans la main et vous savez quoi ? Je fais ce que j'ai toujours détesté : J'étale mon bonheur !