Article de bienvenue et prologue.

Article de bienvenue et prologue.
Donc je suppose que c'est ici que je souhaite la bienvenue, autant dire qu'après la création de quatre blog je n'suis toujours pas rodée XD! Sow bienvenue aux nouveaux, ici sera raconté par moi XD une histoire yaoi twincest c'est à dire à caractère sexuel entre deux hommes jumeaux, plus précisément entre Bill et Tom du groupe Tokio Hotel. Sinon moi c'est Ely hein et puis c'est tout XD. Je réponds pas souvent aux coms mais j'peux le faire et puis j'aime bien raconter ma vie aussi :p mais sur cet article je vais juste mettre le prologue et si ça vous plaît, ce soir, le premier chapitre, enjoy les amis =)!


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Titre : Tout reste à faire.



Un corps allongé arpente de longs corridors d'un blanc agressif où reflète méchamment la lumière des vieux néons. L'odeur de javel et d'antiseptique lui irrite les yeux, lui brûle les narines et lui ronge la gorge, ça non ! il ne s'y fera jamais, aux cris non plus d'ailleurs !

Cris de peur, hurlements de douleur, plaintes de désespoir, tout s'entendait et passait au travers des murs mals isolés de cette vieille bâtisse. Des gens pressés, tristes, affairés et quelques fois heureux, le bousculent en présentant, plus ou moins, des excuses en coup de vent qu'il n'entendait même plus.

Il a un autre but qu'obtenir des mots de la part de gens inconnus oui, il chercher le soleil. La vraie lumière celle à laquelle chaque être humain a droit, celle qui consumera sa peau, qui lui enfièvrera le corps, qui lui fera fermer les yeux et sourire de bonheur.

Oui, c'est là son bonheur premier : la simple lumière du soleil qui réchauffera son être et son c½ur déjà suffisamment meurtri pour son âge. En effet, la vie n'a jamais été clémente avec lui mais le pire fut la mort de son petit frère. Depuis il se bat contre leur bourreau commun comme il l'avait promis à ce grand bonhomme, brun aux si magnifiques yeux noisette il y a, maintenant, un an et deux mois.

La vie, n'étant pourtant pas si hargneuse, va donner, à notre mutilé, la possibilité d'aider et d'épauler comme elle ne lui a pas laissé la chance de le faire pour son petit trésor comme il l'aimait à l'appeler avant de le décoiffer et de se prendre une gifle amicale.

Aura-t-il la force de l'aider à se battre et à s'accepter? Arrivera-t-il à mettre son expérience, calme et sa gentillesse à profit quand, chez ce mystérieux garçon, Tout reste à faire ?



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Voilà, j'espère que ça vous plaît?
J'demande juste votre avis pour continuer..
En attendant je dois aller à l'hôpital pour mes soins et si quand je reviens, les avis sont bons je mettrai le premier chapitre =)!
Bisous, à plus tard!
# Posté le mercredi 19 septembre 2007 10:07
Modifié le mardi 13 novembre 2007 05:13

CHAPITRE.1

CHAPITRE.1
Bonjour les gens =)!
Donc, j'ai vu, parmis, les coms, que vous aviez du mal à cerner ce prologue.
C'est fais exprès, j'ai mis un peu de flou intentionnellement mais avec ce chapitre 1 vous comprendrez tout.
Vous comprendrez aussi que ça ne va pas être tout rose, pourtant, pour ceux qui me connaissent, vous savez que j'écris des choses loin d'être noires, je ne change pas avec cette fic, c'est juste que le contexte est plus dur peut-être. Pour ceux qui me connaissent aussi vraiment bien vous aurez compris que cette fic sera légèrement autobiographique, parce que je crois qu'il faut parler de choses qu'on connaît et peut-être aussi pour me soulager quelque part...
Donc voilà le premier chapitre, si vous avez des questions n'hésitez pas je suis tout à fais d'accord pour y répondre =) sur ce bonne lecture.


Ah oui aussi, vous remarquerez que c'est souvent Tom le héros de mes fics... Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que j'arrive plus à lire en lui et à l'imaginer dans de telles positions je n'sais pas. J'ai envie de lui donner un visage tellement plus humain que celui du "chaud lapin débile" c'est sûrement pour ça... Donc la fiction se fera essentiellement dans du POV de Tom et, quelques fois de Bill ou autre mais rarement. Voilà =).




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[ *POV TOM*]



J'avance dans les couloirs de l'hôpital, parmi les gens nombreux et arrive à l'ascenseur. J'appuie sur le bouton et attends les bras croisés en fixant le cadran. Les portes s'ouvrent, je rentre et enfonce la touche « RC ». L'appareil grince, tremble et descend finalement. Je n'ai jamais aimé ces ascenseurs et pour cause je les ai toujours connu aussi vieux et criards et moi ça fait 18 ans que j'suis là. J'arrive enfin au rez-de-chaussée, un faible sourire se glisse sur mes lèvres, le soleil règne dehors, même pour une journée de décembre. Voilà plus d'une semaine que je n'ai pas pu sortir et c'était vraiment intenable. J'avance au ralenti, comme pour me laisser savourer cet instant que j'attends depuis trop longtemps. Les portes automatiques s'ouvrent devant moi et, enfin, la chaleur m'enveloppe. Je plisse les yeux, frissonne et continue mon chemin. J'arrive près de mon banc habituel et me pose, en plein soleil.

Ca fait tellement de bien d'être dehors ! C'est peut-être quelque chose de trop singulier aux yeux des gens, c'est vrai, pourquoi se réjouir autant d'être à l'extérieur ? Tout simplement parce qu'à moi ça me permet d'oublier mes problèmes, d'oublier que je dois vivre grâce aux machines et aux gens qui prennent soins de moi, oublier les cris des gens malades et torturés, oublier que depuis 18 ans j'ai plus passé de temps ici que chez moi ou au lycée, oublier que j'y ai perdu mon p'tit frère et presque inexorablement... Ma famille. J'veux juste oublier que depuis toujours j'me traîne cette maladie qui m'empêche d'être comme tout le monde. A mon âge tout les jeunes veulent se distinguer, moi j'veux juste être... Comme tout le monde. Mais j'm'en fais pas trop, y'a bien pire que moi et j'le sais. Ouais y'a pire, mon p'tit frère par exemple, lui il a pas eu de chance. Mais c'est pour lui que je me bats contre ce qui nous rongeait tout les deux et qui l'a eu lui, j'me battrai jusqu'à gagner, je lui ai promis avant... Avant qu'il ne parte...






[ *FLASH BACK*]


Aujourd'hui on opère mon petit frère, j'appréhende beaucoup ! On vient juste de lui diagnostiquer la même maladie que moi, même si on ne sait pas très bien ce que j'ai au départ... Il est installé dans la chambre mitoyenne de la mienne, séparées par une grande bée vitrée pour qu'on puisse se voir la journée, hors de question que je m'en sépare, j'y tiens à mon frère, même si je fais l'erreur de ne pas lui dire souvent. Je me lève, tant bien que mal et vais le rejoindre dans sa chambre. Je m'arrête devant la porte et passe mes doigts sur la petite plaque en argent où est gravé « B.Kaulitz », c'est lui mon p'tit trésor !

Je souris, respire à fond et frappe doucement avant d'entrer. Il est allongé sur le ventre, prêt à partir dans quelques instants pour l'opération de ses reins, j'ai tellement peur ! Mais j'essaye de ne pas lui montrer. Je m'avance et m'assois près de lui, je pose ma main dans son dos nu et devenu complètement insensible grâce aux cachets et lui demande :


-Ca va p'tit frère ?
-Fatigué mais ça va et toi ?
-J'm'inquiète pour toi un peu...
-Faut pas, j'suis fort !
Dit-il en souriant.
-Je sais... Répondis-je en caressant ses cheveux ébène.
-Tom ?
-Oui ?
-Si... Ca s'passe pas bien tu m'promet de gagner toi hein ?
-J'te l'promet ! Mais ça va bien aller ok ?
-Hm oui... J'ai peur quand même, en plus papa et maman sont même pas là !
-Ouais je sais mais ça changera rien qu'ils soient là ou pas, et puis ils seront là quand tu te réveilleras t'inquiète pas.
-Hm... Et puis toi t'es là alors ça va... Dis ? Est c'que ça va m'faire mal ?
-Nan, enfin moi j'm'en souviens pas, j'ai juste cette maaaaagnifique cica comme souvenir.




Je souris et me lève, tire sur mon t-shirt au niveau des épaules pour pouvoir lui montrer l'imposante cicatrice qui traverse mon dos de gauche à droite au niveau de mes reins. J'avais 18mois quand on m'a opéré, j'devais pas survivre et puis me voilà, j'ai 16 ans maintenant ! Alors je suis assez confiant, enfin j'essaye. Il passe le bout de ses doigts glacés dessus et me demande :



-J'vais avoir la même ?
-Ouais sûrement !
-Cool ! Ca doit faire bon effet avec les filles.
Il rigole.
-Tu verras bien...
-Tom tu sais... J'voulais pas te dire ça parce que je trouve qu'on dirait que c'est la fin, tu sais comme dans les films mais... J'voulais que tu saches que t'es l'meilleur grand frère du monde et que je t'aime.



A c'moment là mes yeux se sont mouillés à une vitesse incroyable. J'ai pris conscience que, peut-être, il ne reviendrait pas. Heureusement qu'il ne me voyait pas très bien, même si je sais qu'on est tellement proche qu'il pouvait comprendre ma tristesse sans voir, j'ai réussi à lui cacher ma peine et ai répondu :


-Toi aussi t'es l'meilleur p'tit frère, t'es mon trésor Kaulitz Junior, je t'aime.



[ *FIN FLASH BACK*]



Après ça j'ai embrassé sa joue et les brancardiers sont venus le chercher. La dernière image que j'ai gardée c'est son visage souriant et rassurant dans la lumière des néons. En suite j'ai attendu, inlassablement et quand, enfin, je pensais qu'on allait pouvoir me délivrer, d'au moins, cette souffrance on m'a juste dis qu'on avait pas pu le sauver. J'ai pas de suite assimilé, je me suis ré assis sur mon siège, j'ai plaqué mes mains contre ma bouche et au bout d'un long moment, j'ai hurlé. J'ai hurlé si fort que j'me suis pété la gorge. Les larmes s'y sont mêlées, les tremblements, la douleur morale aussi, que je ne connaissais pas, avec lui j'étais tellement fort, il me portait en haut en me laissant être son modèle et là sans lui je n'étais plus rien. Ce 22 Octobre 2005 j'ai tout perdu. J'ai tout perdu parce que depuis je ne parle plus à mes parents, je leur en veux ne pas être venus le dernier jour de la vie de leur fils. Pour moi la famille c'était tout, aujourd'hui je n'ai plus rien.



Depuis ce jour j'ai, par contre, la force nécessaire pour me battre contre ce qui vit en moi et à chaque fois que la douleur me frappe je pense à lui, quand je pense abandonner je le revois, si courageux et heureux quand même de vivre alors je me relève. Aussi quand je vois ma cicatrice je souris et pense à cette phrase : « ça doit faire bon effet avec les filles ». T'avais raison p'tit frère mais tu sais j'fais peur aux filles... Un mec malade et que tu n'es pas sûre de revoir le lendemain ou que tu es obligée de voir à l'hôpital on en veut pas. Bien sûr j'ai eu des p'tites amies mais ça n'a jamais duré... Peu importe de toute façon, pour l'instant je dois guérir.



Mon dos me lance, on me donne un gramme de paracétamol, c'n'est pas suffisant mais c'est tout ce à quoi j'ai droit. Mon caté me fait mal aussi et le bandage me serre beaucoup trop mais je suis bien quand même, là, au soleil. Je regarde les arbres complètement nus, morts en apparence et pourtant ils auront la force de se régénérer au printemps prochain. Je suis comme eux, déjà mort aux yeux des gens et pourtant, un jour, j'deviendrai plus grand et plus fort. J'y arriverai même si tout le monde baisse les bras. Les médecins ne savent pas exactement ce que j'ai, ils disent souvent que je suis « une erreur de la nature ». Il n'existe pas de nom pour ce que j'ai ni de traitement attitré alors les docteurs, enfin ceux qui m'aident parce qu'ils sont payés pour ça et aussi parce qu'ils me connaissent depuis longtemps maintenant, font de leur mieux pour m'aider.



Il est 16 heures et ma sortie est déjà finie. Les visites des médecins commencent dans une heure et j'ai besoin de me doucher avant. Je me lève doucement et marche vers le bâtiment. Mon dos me fait souffrir mais je souris quand même, j'ai l'espoir qu'un jour j'irai mieux. Je rentre et reprends l'ascenseur jusqu'au septième étage qui est le secteur pédiatrie. Malgré mes 18 ans ils me gardent encore dans se service, dans la même chambre, avec les mêmes personnes et ça me va très bien. Je pourrai très bien rentrer chez moi, décider de tout arrêter et attendre que tout ça finisse et de ne pas me réveiller un soir où je me coucherai. Ca serait certainement plus simple mais j'ai promis et si d'autres gens doivent souffrir comme moi alors je veux passer avant pour que les médecins s'exercent sur moi.



J'ouvre la porte anti-incendies et traverse le couloir. Il est peint en saumon et en rouge avec des fleurs dessinées dessus et des personnages de dessins animés, c'est comme ça depuis 18 ans et j'commence à plus pouvoir me les voir. Maeko est en train de distribuer les repas de 16heures. Je m'avance vers elle pour la prévenir que je ne suis pas dans ma chambre et elle me donne ma tasse de thé habituelle. Je l'aime bien, elle est gentille et souriante.



-Ca va Tom aujourd'hui ?
-Comme d'hab et vous ?
-Ah et bien un peu surmenée XD on a des nouveaux arrivant aujourd'hui.
-A bon ?
-Oui les urgences sont pleines et on vient de nous monter trois brancards et on ne sait pas dans quelle chambre les placer.
-Ouais ça va être dur, enfin sauf si la petite de la 706 sort aujourd'hui.
-Oui c'est prévu mais... L'ancienne chambre de ton frère va devoir servir aussi.
-Je... Si y'en a besoin.
-Tom ?
-Oui ?
-Le jeune homme est atteint de la même maladie que toi.




Je suis surpris, ma maladie est rare, comment est-ce possible ? Non, en fait ce que je me dis sur le moment c'est qu'il doit souffrir et que j'connais ça. Elle a dit « jeune homme » ça va être encore plus difficile pour lui d'apprendre juste maintenant qu'il sera malade à vie, qu'il porte quelque chose sans nom et qui le ronge. Moi j'vis depuis toujours avec ça mais lui va devoir s'y habituer, quand j'disais qu'il y avait pire... Quand on me dit que j'suis courageux, je souris parce que c'est faux. J'ai l'habitude de ce que j'ai, j'le supporte comme quelqu'un qui a l'habitude de courir moi j'ai l'habitude d'avoir mal ou de faire tout ces soins, je n'suis en aucun cas courageux. Par contre si ce gars affronte ce qui lui arrive, lui il sera courageux, j'espère qu'il aura l'aide nécessaire...



Je souris tristement à Maeko qui me donne un sachet de sucre et avance vers ma chambre. C'est la 713, la dernière porte au fond du couloir à droite. Elle était grande et comme mon père est le maire de la ville on l'avait fait spécialement aménagée pour que mon frère et moi ne soyons pas plus séparés que par une plaque de verre. Personne n'y est allé depuis mais bien sûr s'il le faut je ne dirait rien, quelqu'un a besoin de cette chambre. Je passe devant les deux premiers brancards en soupirant, ça fait réfléchir de voir de si petits enfants aussi mal... Puis je vois le troisième qui est près de la porte 713 Bis. Je ne saurais dire son âge je peux juste dire, au vue de sa gorge que c'est un garçon. Donc c'est lui. Ses traits, assez beaux j'avoue, sont tirés, il semble souffrir et il tremble, ses yeux fermés et crispés traduisent sa douleur le pauvre. Je me surprends à le détailler, même comme ça je trouve qu'il à quelque chose. Quand j'arrive à sa hauteur ses yeux s'ouvrent lentement et je me fige. Mon c½ur semble s'arrêter et je lâche mon gobelet de thé qui rebondit et se renverse sur le sol. Ses yeux ! Ils leurs ressemble tellement, Bjorn, mon p'tit frère avait les mêmes, grands et troublants, des yeux d'enfants qui me font craquer
.



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Voilà, un chapitre sans trop de dialogue je sais mais y'en aura pas plus dans le prochain.
Enfin... Si vous voulez le prochain chapitre aussi :p!
A vous de voir, sur ce moi j'vais m'coucher!
Je repasse ce soir pour voir vos impressions =)!
Bisouuuuus, Ely.
# Posté le jeudi 20 septembre 2007 09:03
Modifié le vendredi 21 septembre 2007 14:39

CHAPITRE.2

CHAPITRE.2
Bonjoooooour =)!
Vous allez bien?
Moi ça peut aller même s'il fait moche aujourd'hui.
J'voulais vous remercier pour vos coms, ils m'ont tous touché mais moi j'voulais pas vous faire pleurer! J'veux pas écrire pour ça moi j'veux... J'sais pas mais j'veux pas qu'on pleure en me lisant et puis au fond l'histoire n''est pas si triste... Alors s'il vous plaît pleurez plus sinon, j'arrête T___T!
...
En suite on m'a demandé si j'avais un frère décédé comme Bjorn. Et ben non, mais ma p'tite soeur a bien été opérée. Elle a été sauvée et depuis elle n'est plus malade, elle est complétement guérie mais j'avais besoin d'un événement comme ça dans la vie de Tom, vous comprendrez plus tard...
...
En attendant vous avez vu? J'ai pas fais mouru not' Billow ben nan jamais j'pourrai faire ça ^o^! Mais j'vous ai bien eu mouhahahaha! Donc j'vous mets la suite today parce que... J'sais pas j'ai envie XD! Quand à mon autre fic la suite sera là ce soir ou demain =)! Bonne lecture et n'hésitez pas à me donner votre avis, c'est important.



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[ *POV TOM*]




Je continue de le regarder alors que ses yeux deviennent peu à peu plus noirs. J'comprends, moi non plus j'aime pas qu'on me dévisage mais j'arrive pas à me décrocher. Pardonne moi, si tu savais ce que tu fais naître en moi à cet instant... Excuse moi de faire peser mon regard sur toi mais j'peux pas, j'ai pas la force de détourner mes yeux. J'suis bête et tu me détestes déjà, c'est ce que je lis en toi. Non, s'il te plaît, je suis comme toi, crois moi !


Ses yeux roulent dans leurs orbites et quittent subitement les miens. Mon corps sursaute et je reprends mon souffle comme si j'avais retenu ma respiration pendant d'interminables minutes. Mon c½ur palpite et les larmes me montent aux yeux quand Maeko pose ses mains sur mes épaules. Elle me demande si ça va, je réponds vaguement oui et me laisse traîner jusqu'à ma chambre. Elle m'assois sur mon lit et me prend la tension. Je n'écoute pas ce qu'elle me dit comme résultat, j'ai son image devant mes yeux, elle ne me quitte plus. Je m'allonge et regarde par la fenêtre. J'ai le vertige mais parfois j'aimerai l'ouvrir et me mettre debout sur le rebord, juste pour connaître cette sensation de liberté, de n'être rattaché à rien...


Le bruit de la porte me fait me retourner et je vois Julien, mon infirmier attitré, venir vers moi en souriant. Il est grand, brun, les cheveux courts, les yeux marron, il est plutôt banal physiquement mais ça ne lui enlève rien à sa gentillesse et à sa douceur, en plus de ça je peux vraiment parler de tout avec lui. Mais parfois j'aime bien aussi avoir l'avis de quelqu'un de neutre et dans ces cas là je fais appel à Gustav. Il habite loin mais on garde contact par le net quand j'en ai la possibilité. Depuis que je le connais il a toujours été là, jamais je n'ai été déçu et discuter avec lui est un moment que j'attends avec beaucoup d'impatience, c'est quelqu'un de très réfléchis et de posé, c'est comme un pilier pour moi, je me demande parfois ce que je ferai sans son amitié... Julien observe mes yeux puis le papier où Maeko a noté ma tension et me demande :




- Alors Tom, t'as eu une absence ?
- Ouais, je sais pas c'qui s'est passé.
- Ca te fait peut-être bizarre de savoir que quelqu'un d'autre a ce que tu as ?
- Pas seulement c'est... Ses yeux, Bjorn avait les mêmes...
- Ca m'a frappé aussi... Bon j'te fais tes soins ?
- Ok.





De toute façon j'ai pas vraiment le choix... Il approche la machine pour la poser sur la table et s'assois sur mon lit pour défaire le bandage que j'ai à la main. Mon cathéter me fait mal [Le caté est un petit tuyau muni d'un bouchon qu'on insère dans ta veine pour éviter d'avoir à te repiquer ^^.] il a dû bouger légèrement. Julien branche un fil au bouchon du caté et le relie à une seringue d'eau pour nettoyer ma veine. Lorsqu'il appuie je serre les dents, c'est froid et désagréable et ça me fait toujours saigner. Il appuie sur ma veine pour vérifier que ça passe puis me branche à la seringue automatique qui me diffusera mon médicament pendant 30 minutes. Je sens le produit se mélanger à mon sang, ça me brûle tellement fort que parfois de petits cris m'échappent mais le plus souvent je prends sur moi et repense à Bjorn. Je repense à tous ces petits moments de complicité qu'on avait, entre frères, avant qu'il ne soit malade...



[ *FLASH BACK*]




-Tom on s'arrête?
-Ouais, j'en peux plus!



Bjorn pose son vélo et je fais de même. On prend nos sacs et on s'installe dans l'herbe pour discuter, on fait ça souvent lui et moi quand on est chez papa et qu'on peut aller dans la forêt. On s'entend bien, j'ai seulement 2 ans de différence avec lui et depuis le divorce de nos parents on s'est rapprochés. Je m'allonge, les bras croisés sous ma tête et il fait pareil juste à côté. On regarde le ciel un moment et il me demande :



-Tom ?
-Hm ?
-T'as déjà fais l'amour ?
-Ben ouais !
-Non mais j'veux dire pas baiser, faire l'amour avec une fille que t'aime.


Je n'avais jamais pensé à cette nuance... D'un coup j'me suis senti con et mal, jamais j'avais été amoureux. Je ne sais pas ce que c'est d'aimer...


-Je... Non.
-Tu sais... J'ai envie de faire l'amour avec Chloé mais j'ai peur.
-T'es amoureux d'elle ?
-Ouais, je l'aime plus que tout.
-Et elle elle veut ?
-Oui.
-Alors t'as peur de quoi ?
-J'ai peur de lui faire mal...


Cette réponse m'a presque choquée, moi jamais j'ai pensé à ça. La fille venait, on f'sait notre affaire et puis c'était tout, elle repartait et on se parlait plus. J'ai toujours refusé de m'attacher c'est comme ça, alors oui, cette réponse m'a choqué.

-Alors Tomi, toi qui sais faire plaisir aux filles, comment je fais ?
-Ben j'suppose que tu dois prendre ton temps pour la préparer tu vois ?
-Hm !
-Et... Dis lui que tu l'aimes, sois à l'écoute de ses attentes et logiquement ça devrait bien se passer, le reste tu sais comment ça marche hein ?
-Ouais c'est bon XD !
-Mais si tu l'aimes, c'est sûr que ça sera génial p'tit frère !





[ *FIN FLASH BACK*]



On avait discuté comme ça toute l'après-midi, je lui avais donné des conseils pour faire plaisir à sa chérie et lui m'avait appris ce que ça faisait d'être amoureux. Tout ce que je sais aujourd'hui c'est qu'être amoureux peut aussi faire très mal, Chloé, la petite amie de mon frère s'est suicidée après qu'il soit décédé. Je la comprends, si être amoureux c'est vraiment comme il me l'a décrit alors elle a dû terriblement souffrir.


Le bip de ma machine me tire de mes souvenirs et Julien reviens dans la pièce avec son éternel sourire. Il me débranche, me nettoie la veine et rebande ma main. Il me dit que le médecin va passer dans trente minutes et que j'ai le temps pour une douche puis il sort. Je me lève, grimace sous la douleur de mon dos et vais jusqu'à mon armoire. J'en sors des vêtements propres et me dirige vers la petite salle de bain de ma chambre. Je me déshabille, me tourne pour regarder ma cicatrice et m'assois dans la baignoire cubique et glacée. Je fais rapidement couler l'eau chaude sur mon corps endolori et me délasse presque instantanément. Parmi le bruit de l'eau qui coule je distingue des plaintes de douleurs provenant de la pièce d'à côté. C'est Lui. Je ne connais que trop bien ces cris, cette douleur, je sais à quel point il doit être mal. Je connais les symptômes qu'il a, je sais qu'il souffre. Tout ça je ne le sais que trop bien et on ne peut rien faire.


Je le plaints sans éprouver de pitié, en plus je n'ai vu personne avec lui alors que dans ces moments là on a besoin d'une main à tenir et Dieu seul sait combien celle de ma mère m'a manqué... Ses cris étouffés me font mal, j'ai envie d'aller le voir et de lui dire de serrer ma main, de la mordre si ça peut atténuer sa souffrance. Pourquoi ? Je ne sais pas, je ne le connais pas et son regard tout à l'heure m'a bien fait comprendre qu'il ne voulait pas de moi comme ami. Pourtant je ne sais pas, j'ai envie d'aller vers lui. C'est toujours ce qu'on ne peut pas avoir qui nous attire le plus...


Je laisse l'eau couler sur moi et mouille mon visage avant de le masser du bout des doigts. Il cris toujours, ça me tue ! Je sais qu'il ne veut pas de moi alors pourquoi je veux l'aider putain ?! Pourquoi j'donnerai tout pour prendre sa douleur ? C'est ses yeux ! J'ai l'impression que c'est Bjorn qu'on torture et ça m'fait mal de ne pouvoir rien faire une fois de plus ! Je balance la poire de douche et plaque mes mains sur mes oreilles en fermant les yeux. Je reste comme ça jusqu'à ce que ça cesse et je sorts pour m'habiller. Juste quand je ferme la porte de la salle de bain le médecin entre dans ma chambre. Lui aussi a toujours le sourire et il est sympathique. Il me serre la main et me fait m'assoire sur mon lit. Je retire mon t-shirt et il donne de petits coups dans mon dos en me demandant :



-Ca te fait mal ?
-Oui.
-Et quand tu respires ?
-Parfois ça me bloque et puis je suffoque mais la douleur est supportable.
-Tu sens que les médicaments font effet ?
-Les nouveaux pas plus que les anciens.
-Ok... Mais je pense que tu pourras rentrer chez toi pour ce week-end, c'est Noël pour tout le monde.
Me dit-il en souriant.
-D'accord mais je devrais faire les soins quand même ?
-Cela va de soit Tom ^^.
-Ok... Docteur ?
-Oui mon garçon ?
-Il en est à quel stade ?
Je demande en désignant la pièce d'à côté d'un geste de tête.
-Malheureusement à un stade très avancé... Je ne comprends pas qu'on ne l'ai pas diagnostiqué avant... Il faut dire que c'est tellement rare, déjà trois en Allemagne c'est énorme ! Tu sais... J'ai bien peur qu'on ne doive l'opérer lui aussi.
-J'espère qu'il aura plus de chance...
-Tu sais Tom je crois que tu devrais lui parler. Il à l'air renfermé sur lui-même et je crois que parler avec quelqu'un comme toi, qui accepte la maladie lui ferait du bien.
-J'peux pas le forcer à être mon ami
. Dis-je tristement.




Il se lève de mon lit et me tapote l'épaule en souriant avant de sortir. Péniblement, je me lève à mon tour et m'approche de la vitre qui me sépare de Lui. J'écarte le rideau de quelques centimètres et je le vois, allongé sur son lit, regardant avec rage la perfusion qui s'enfonce dans ses veines. Parfois son corps convulse et il se cambre de douleur. Voir quelqu'un souffrir est quelque chose que je ne supporterai jamais, lire la douleur sur un visage me choque profondément parce que ça fait remonter en moi de terribles souvenirs de ses nuits où je ne pouvais pas dormir par ce que j'avais l'impression d'être couché sur des milliers de lames. Je me souviens de cette fois aussi où j'ai demandé à ma mère de me tuer tellement j'avais mal... Tant de souvenirs remontent quand je vois son visage se déformer sous le mal.


Et comme si un souffle silencieux lui avait chuchoté ma présence, ses yeux se plongent subitement dans les miens. Même regard, même haine, il me fixe tout en se disant que, cette fois, c'est moi qui détournerai mon regard, mais non, je le sais, je ne lâcherai pas. Et même si ses yeux pourraient me tuer j'arrive à discerner toute la douceur et la gentillesse qui se cachent derrière. De toute façon un être aussi beau ne peut pas être profondément méchant.


Je me reprends, réprime un frisson et lui souris. Les gens malade et les autres personnes mutilées par la vie connaissent la valeur d'un sourire véritable et franc, j'en sais quelque chose alors je lui souris franchement, avec toute l'affection que j'ai en moi. Il semble surpris et baisse les yeux. Je décide de le laisser tranquille et laisse le rideau retomber sans pour autant bouger. Je reste là jusqu'à ce que Julien n'entre dans la chambre avec une nouvelle bande. Je m'assois sur mon lit et il me demande :



-Tu lui as parlé ?
-Non... Pourquoi tout le monde me demande ça ?
-Bah parce qu'il à pas l'air facile et peut-être que ça passera mieux avec un ado
.



Je ne réponds pas. C'est vrai que j'ai envie de lui parler mais je ne me suis plus attaché à personne après que Bjorn soit parti et je sens que si je m'attache à lui je ne pourrai plus m'en détacher. Lui comme moi on n'est pas sûr d'être là demain alors c'est difficile de créer un lien quelconque surtout que je connais le mal que ça fait quand il se rompt. Je m'allonge et regarde de nouveau par la fenêtre. De là on voit tout le centre ville et même mon appart'. Je vis seul depuis un moment mais mes parents me donne de l'argent tout les mois. Je n'ai pas honte d'en profiter, s'ils me le donne c'est qu'ils ont une raison. Je suis content, je vais pouvoir rentrer pour Noël, même si je vais le passer seul je vais quand même adorer je le sais. Je pense déjà à quel cadeau je vais acheter à Bjorn ou même à ce que je vais manger et mon sourire revient.


On frappe à la porte d'entrée et Maeko entre avec mon plateau, le temps est vite passé il est déjà 18h45. Elle pose mon repas et m'approche ma table alors que je me redresse en appuyant sur le bouton du lit. Je lui souris gentiment quand elle remplit mon verre d'eau et elle me dit :




-Enfin un sourire, tu es vraiment plus charmant quand tu montres tes jolies dents !
-C'est parce que j'attendais le repas avec trop d'impatience XD !
Je rigole.
-Oui XD en plus ça va te changer tu vas voir.
-Hmm je sais pas pourquoi ce soir je sens que j'vais avoir... Haricots verts-steack haché !


Je ferme les yeux et soulève le couvercle en métal qui recouvre mon assiette.

-Gagné ! Ranh Tom tu.es.trop.fort !
-Moi aussi mes talents de médium m'étonneront toujours XD !
-Allez, mange bien.
-Merci.






Elle me sourit tendrement et sort en fermant la porte. La nourriture de l'hôpital. Les hospitalisés passagers la trouve immonde, moi je la trouve bonne pour l'endroit où elle est servie. Je mange donc à ma faim, le plus souvent pas grand-chose. Il y a encore quelques semaines je ne mangeais que des vitamines liquides et j'avais même oublié le goût du sucre. Rapprendre à manger a été dur pour moi, je n'aimais plus rien et je vomissais tout et puis c'est revenu progressivement. Quand je termine à manger il est déjà 19h30, je mâche très lentement pour conditionner mon estomac à la nourriture sinon je rends tout.


Je pousse mon plateau et prends mon ordinateur portable pour le poser sur mes genoux. Je le branche et lance la connexion avant de me connecter à MSN. Je cherche rapidement dans mes contacts et trouve directement Gustav. Je double clique sur son pseudo et lance la conversation. On se raconte nos journées et très vite j'en viens à parler de ce qui me tracasse. Parler avec lui est une véritable délivrance ; il sait exactement quand être sérieux et quand me faire rire jusqu'à n'en plus pouvoir. Gustav est une des seules personnes à qui je me confie vraiment sans honte, je sais que jamais il ne me jugera et j'ai une confiance aveugle en lui. Mais malheureusement le temps que j'ai en sa compagnie passe très vite et je dois déjà éteindre. Je lui souhaite une bonne soirée et éteints l'ordi juste quand Julien entre dans ma chambre.


Je me redresse et il me tend un verre d'eau avec les 5 comprimés que je dois prendre. Certains ont du mal à passer mais j'avale sans rien dire, j'ai l'habitude. Julien me prend la température et la tension et sort après m'avoir souhaité la bonne nuit et prit mon plateau. Je me lève et marche lentement jusqu'à la salle de bain. Je me déshabille pour ne garder que mon caleçon et me passe de l'eau sur le visage avant de me brosser les dents. Je me redresse et me regarde dans la glace, je me souris, j'ai de l'espoir et c'est important. J'ai confiance en moi et je sais que je pourrai y arriver. Je rigole pour moi-même et retourne me coucher. Je me glisse dans les draps et éteints la lumière. Dehors il fait nuit, j'aime bien cette vue le soir, toutes les petites lumières qui brillent jusque loin je trouve ça joli.


C'est toujours la nuit que ma douleur se fait la plus forte, je n'ai rien d'autre à penser alors forcément elle en profite. Mon dos me lance jusque dans mes cuisses mais je sais que ça pourrait être pire alors je souris simplement en pensant que j'ai de la chance quand même, quelque part. Alors que je change de position j'entends de faibles couinements. Je tends l'oreille, c'est Lui. J'hésite longuement puis je me lève. Je m'approche du rideau et le soulève un peu. Ce que je vois me fait mal au c½ur, il se tord sous la douleur et il a du mal à respirer, je le sais, j'ai été comme ça aussi. Je frotte ma main moite sur ma cuisse, souffle et frappe finalement à sa porte avant d'entrer. Il me regarde avec des yeux éternellement mauvais et me demande :



-Qu'est c'que tu veux ?
-Rien, j'veux juste te donner la sonnette pour les inf...
-J'ai pas besoin d'elles !
Il me coupe.

Je ne me démonte pas, j'peux pas le laisser souffrir.

-Elles vont te donner un calmant.
-Ouais elles vont me l'injecter et j'veux pas de ah putain! Piqûre !
-T'as pas l'choix, t'iras directement mieux après j't'assure.
-Qu'est c'que t'en sais ?!
-J'ai la même maladie que toi.
Je réponds calmement.

Il semble s'adoucir mais quand mon doigt s'approche de la sonnette il m'agrippe le bras et me serre fort en m'hurlant presque :

-J'te préviens n'appuie pas !
-J'peux pas te laisser comme ça, à part si c'est crever qu'tu veux !
-J'ai pas besoin de toi !
-Je sais... Mais j'vais quand même le faire.
Dis-je en appuyant sur le bouton orange.



Il me regarde et me chuchote une insulte avant de convulser une nouvelle fois. Les infirmières entrent et il gesticule dans tout les sens, moi aussi j'avais la phobie des seringues avant. Elles se mettent à 4 sur lui, une sur chaque bras, l'autre sur son torse et la quatrième avec la seringue. De petites larmes perlent sur ses joues et je m'approche pour les essuyer du bout des doigts. Je glisse ma main dans la sienne et quand Corinne approche l'aiguille je lui dis :



-Vas-y ! Serre fort !



Son regard a subitement changé, il est devenu plus aimable et doux. Je lui souris et caresse ses cheveux pour l'aider à se détendre pour que Corinne puisse passer dans sa veine. Ses doigts se resserrent sur les miens, un petit cri passe ses lèvres et, le produit faisant déjà son effet, il se calme. Les infirmières sortent et j'attends qu'il lâche ma main pour le laisser tranquille. Je commence à regagner ma chambre quand je l'entends me dire
:



-Merci.

Je me retourne et lui souris :

-Y'a pas d'quoi.
-Au fait... J'm'appelle Bill.
-Moi c'est Tom.


Je souris encore et continue mon chemin jusqu'à ce qu'il parle de nouveau :

-Attend Tom tu... Tu voudrais pas... Rester un peu ?



***********************

Voilà, première discution entre Bill et Tom...
Au départ j'voulais vraiment faire un Bill dur et méchant mais j'y arrive pas XD!
Donc j'vais modifier un peu mais c'pas pour autant qu'ils vont se tomber dans les bras plus facilement j'vous le dis tout d'suite. Néanmoins je prévois quand même de bons moments comme celui de Noël où j'vous prévois une surprise ;D!
Bon c'pas l'tout mais j'dois travailler un peu moi -_____-'!
Sow j'vous fais des bisous et puis j'vous aime hein =D!
++


Musique en écoutance: If you're not the one T____T j'aime trop.
Pix: Montage fait par ma soeurette, SA FIC =)
# Posté le vendredi 21 septembre 2007 15:34
Modifié le samedi 22 septembre 2007 13:41

CHAPITRE.3

CHAPITRE.3
Bonsoir =)!
Donc comme je l'ai promis, comme quoi je tiens quand même quelques promesses, voilà la suite.
Mais d'abord quelques petites infos.
Bill n'est pas Bjorn!
Alors pourquoi Tom trouve qu'ils se resemblent?
Tout simplement parce que dans la fic Bill et Tom sont, evidemment, jumeaux et que comme Bjorn est le frère de Tom ils se resemblent quand même assez.
Les twins découvriront leur lien un peu plus tard dans l'histoire =)!
Voilà, sur ce bonne lecture et merci pour vos coms, ils sont tous géniaux!
Ah oui, et évitez de trop en vouloir à notre Billow c'est vraiment pas simple ce qui lui arrive.





***********************




[ *POV TOM*]




Je suis surpris j'avoue que je n'm'attendais pas à ça. Il me regarde avec des yeux différents, à cet instant il me fait tellement penser à mon petit frère... J'me suis toujours interdis de m'attacher mais là... C'est trop dur, j'ai envie d'être avec lui. J'ai pas pour habitude de m'empêcher de faire c'que je veux mais là... Finalement je décide de n'pas réfléchir et je vais dans ma chambre chercher mon oreiller et une couverture. Il semble étonné de me voir, il a cru que je n'reviendrai pas ? Je rigole doucement devant sa tête et lui demande de se pousser avant de m'installer au pied du lit. Il me regarde bizarrement, j'aurai pu me sentir vexé mais je décide de prendre ça à la légère :



-Autant que j'm'installe hein, hors de question que j'me paye la chaise !
-Comme tu veux.
-Ben ouais et j'veux pas cette chaise pourrie qui détruirait mes fesses fragiles u.u !


Il rigole devant ma connerie et j'enfonce ma tête dans mon oreiller avant de lui dire :

-Ah ben tu rigoles parfois ?
-Ca m'arrive... Pas beaucoup en c'moment j'dois avouer.
-Jc'omprends, c'pas simple c'qui t'arrive.
-J'ai pas besoin de ta pitié !
Me dit-il méchament.
-J'éprouve pas d'pitié tu dis des conneries ! J'suis comme toi alors s'teuh plaît j'connais !

Il me regarde avec des yeux tristes et semble s'apaiser. Il respire profondément et me demande :

-T'es comme ça depuis longtemps ?
-Depuis toujours.
J'avoue.
-C'est pas trop dur ?
-Si... Mais j'ai appris à vivre avec et crois moi y'a bien pire, ne serait-ce que dans la chambre d'à côté.
-Hm... Mais, tu comprends, moi j'veux pas rester toute ma vie ici, j'veux pas ne plus pouvoir courir ou faire c'que j'veux quand j'en ai envie.
-T'apprendras à vivre avec, y'a des choses que tu pourras plus faire c'est clair, mais t'accorderas de l'importance à d'autres choses et tu les remplaceras.
-T'as l'air... Je sais pas... On dirait que ça te fait rien d'être comme ça.
-J'l'accepte c'est tout... Tu sais y'a que comme ça qu'on peut guérir, faut vivre avec ou alors tu te focalise sur ça et c'est pire. Quand tu te bats contre quelque chose que tu connais et que tu apprivoises c'est plus simple.
-Pourquoi tu m'as pas laissé tout à l'heure ?
-Parce que j'suis pas comme ça et que... Tu ressembles beaucoup à mon p'tit frère.
-Tu le vois souvent ?
-Il est décédé.
Dis-je doucement.
-Je... Ranh p'tain j'suis désolé je...
-Tu savais pas c'est pas grave,
je souris, et puis ça me gène pas d'en parler, pour moi c'est comme s'il était toujours là.
-Ouais j'comprends... Il est décédé de quoi ?
-De la maladie, c'est pour lui que j'me bats, c'est c'que j'ai de plus cher !
-C'est beau... Toi au moins t'as de la famille...
-Plus maintenant, j'parle plus à mes parents !
-Moi non plus... Tom ?
-Oui ?
-J'vais te poser une question, réponds moi franchement Ok ?
-J'serai sincère.
J'assure.
-Est c'qu'on... Est c'qu'on va mourir ?




Je marque un temps en voyant ses yeux briller de petites particules d'eau. J'comprends, moi aussi avant j'avais peur de la mort et puis j'ai appris que c'était juste le passage d'un état à un autre. Ca ne m'effraie presque plus, la seule chose que je regrette c'est de devoir quitter les gens que j'aime mais la mort en elle-même ne me fait pas peur. Je me redresse en souriant pour le rassurer et aussi parce que ce sourire ne me quitte plus depuis des années, je suis heureux de ma vie quand même, il y a pire. Je m'aventure à prendre ses mains dans les miennes et je lui réponds :




-Tout le monde meurt... Tu m'as demandé d'être franc et pour te dire la vérité, nos chances d'atteindre les 30 ans sont vraiment très faibles mais on sait jamais, peut-être qu'un jour les médicaments feront effet, c'est pour ça que tu dois les prendre.
-Oui mais si ça sert à rien, j'aurai perdu mon temps et souffert pour le même résultat.
-Non Bill, ça donne toujours de l'espoir et c'est le plus important.
-T'as toujours l'espoir au bout de 18 ans ?
-Sans ça je serai mort depuis longtemps.
Je souris.




On a continué à discuter comme ça pendant un long moment et puis, sûrement à cause du calmant, il s'est endormi. Je suis resté un peu près de lui puis je me suis levé. J'ai baissé son lit à l'aide de la télécommande et j'ai replacé je fil de sa perfusion avant de regagner ma chambre. Mon dos me faisait toujours souffrir alors je me suis allé m'asseoir sur le fauteuil du balcon, dehors.

Je suis là depuis longtemps maintenant, il fait froid, normal pour une nuit de décembre mais la couverture me tient assez chaud. Je regarde les étoiles et j'écoute le bruit de la ville, parfois coupé par les sirènes des ambulances qui arrivent aux urgences. Je m'amuse à souffler dans l'air et à faire naître de petits nuages blancs au sortir de ma bouche. J'aime les choses simples telles que celle la, je sais que la vie ne tient qu'à un fil alors je profite de la moindre chose qu'elle me donne.

Je souris, parler avec Bill m'a fait du bien. Finalement il n'est pas si dur que ça, c'est juste la vie qui le met à l'épreuve. Il a du mal avec ça, c'est sûr que de passer au statut « d'handicapé » à notre âge c'est dur mais comme je lui ai dis, s'il arrive à vivre avec y'a pas de raison pour qu'il ne soit pas heureux. Moi je pense que c'est chacun son destin, le sien c'est de supporter ça et il y arrivera, avec le caractère qu'il a j'en suis sûr ! Je rigole un peu et me cale davantage contre le dossier avant de m'endormir.




-Tom ! Tom mais ça va pas de dormir dehors ?
-Haaan Julien tu connais pas l'option « réveil douceur » ?
-Pas quand mon patient dors dehors à moitié à poil !
-Cool Abdoul je rentre c'est bon.




Le pauvre, c'est vrai que je lui en fais voir de toutes les couleurs depuis qu'il est là. C'est un interne tout jeune alors faut bien l'roder XD. Je me lève de mon siège et m'enroule dans la couverture avant de rentrer. Il ferme derrière moi et souffle quand il voit que je suis bien parti pour terminer ma nuit dans mon lit. Il me retire la couette mais la différence de température entre dedans et dehors est tellement grande que j'ai même pas froid, j'suis bien.



-Tooom !
-J'suis fermé, repasse plus tard.
Je marmonne, la tête dans l'oreiller.
-Allez j'ai pas que toi à m'occuper !
-Rolala t'es d'mauvaise humeur c'matin, c'pas drôle !


Je m'assois sur mon lit et lui tends ma main pour qu'il me branche à ma machine. Il débande mon caté et me relis à la seringue d'eau pour me nettoyer.


-Douc'ment grosse brute ! Je saigne T____T !
-T'as qu'à rester tranquille !
-J'me plaindrai !
-Tu peux toujours essayer mais on a plus de bureau des plaintes depuis longtemps.
Il se moque.
-Merde !
-Ah ouais c'est con XD !




On rigole et puis il lance la machine. Putain ça brûle c'te merde ! Le nouveau traitement ne me semble pas plus efficace mais il faut bien tester... Pendant que je regarde ma veine gonfler légèrement sous la brûlure du produit, Maeko entre avec ma tasse de thé. Elle me sourit en la posant sur ma tablette et ressort. Le matin tout le monde est stressé dans le service, les enfants ont faim et il faut se presser pour éviter la pagaille. Je prends ma tasse et réchauffe mes doigts avec la chaleur du verre. Je souffle dessus et bois ma première gorgée en fermant les yeux. Ca me réchauffe instantanément et un petit frisson me traverse. Un infirmière que je ne connais pas vient me prendre la température puis passe dans la chambre de Bill.

Je l'entends grogner quand elle ouvre les volets et je souris quand je l'entends dire qu'il peut se débrouiller seul pour déjeuner. Je crois qu'il n'est pas vraiment du matin XD. La pauvre fille ressort en faisant une moue déçue et regagne le couloir. Je secoue la tête quand je perçois ses plaintes du genre « c'est trop chaud son truc » et « y'a rien à la télé ». Je termine mon thé et repose ma tasse quand la machine se met à biper. Je me tourne alors vers ma main qui me brûle toujours et je remarque que j'ai beaucoup saigné. Julien reviens dans ma chambre et fais la même constatation que moi. Il me débranche rapidement et retire mon cathéter. Pour ce matin il va falloir revenir aux anciennes méthodes. Il sort de la chambre et revient peu après avec un plateau contenant la seringue. Il la plante dans la fiole et aspire le produite légèrement blanc. Il évacue l'air et me désinfecte la petite partie de mon aine où il va piquer. Lorsque je sens l'aiguille s'enfoncer dans ma peau j'ai un petit gémissement, j'avais oublié à quel point ça faisait mal ! Mais Julien est un très bon infirmier et sait faire durer cet instant le moins possible.


Il retire la seringue et me désinfecte à nouveau avant de me sourire et de sortir. J'enlève le pansement qu'il m'avait mis à la main et constate que j'ai un petit bleu à l'ancien emplacement de mon caté... Il va falloir m'en remettre un, j'appréhende, je suis difficile à piquer et parfois Julien peut mettre un quart d'heure à chercher ma veine avec son aiguille. Mais bon ce n'est que pour ce soir et avec la crème Emla ça devrait aller... Je souffle et passe un baggy avant d'aller dans la salle de bain. Je fais une toilette rapide et me risque à aller voir Bill. Je passe la tête dans l'encadrement de la porte et toque pour le faire se retourner vers moi.



-Ah ! Tu vas peut-être pouvoir me dire comment je fais pour me doucher avec ça ! Dit-il en me désignant sa perfusion.
-Oui bonjour, ça va moi aussi j'ai bien dormi. Dis-je en souriant et en m'asseyant sur le fauteuil.
-Bon alors tu m'dis oui ou non ?!
-Hey calme toi ok ?
-Désolé c'est juste que... Y'a mieux comme réveil et là je pue, j'me sens sale et tu vas pas m'croire mais j'ai vraiment besoin d'une douche !
-Crois moi j'te crois XD !
-OO quoi ? Ca veut dire quoi ?
-Rien XD mais avec ta perfusion tu peux pas te laver.
Dis-je calmement.
-Alors j'suis condamné à puer c'est ça ?
-En gros ouais ou alors demande à une infirmière de t'aider.
-J'ai...
-Pas besoin d'aide je sais.
Je rigole.
-Nan c'pas ça c'est que... J'ai pas envie qu'une nana m'aide pour ma douche !
-Ah bah t'as pas vraiment l'choix hein !
-Ben j'me disais que... Toi t'aurais pu m'aider parc'que t'es un mec quoi.
-Attend ! Attend toi tu m'demandes de l'aide XD ? Tu peux la refaire ?
-C'est bon te moque pas !


Il me balance son oreiller que j'me prends dans la tronche et il me demande doucement :

-Alors ? Tu veux bien ?
-Y'a pas d'problème.
-Merci.
-Pas d'quoi !




Je lui souris et me lève. Je débranche sa perfusion, de toute façon c'est seulement une batterie et pour le temps de la douche ça ira. J'enroule la prise autour du boîtier et Bill se lève à son tour. Je fais rouler le pied à perf' derrière lui et on avance jusque dans la salle de bain. Il marche vraiment difficilement mais il ne laisse pas paraître sa faiblesse. Je le laisse s'asseoir sur la cuvette des toilettes et je ferme la porte avant de faire couler l'eau dans la baignoire. Je lui demande comment il la veut et il me répond « très chaude ». Tout le contraire de moi, j'aime le froid parce que ça neutralise ma douleur mais c'est comme il veut. Je mélange un peu de gel douche pour que ça mousse et que ce soit quand même plaisant pour lui puis je me tourne et lui tends ma main :



-Allez on se déshabille !
-Ouais...
-Rooh c'est bon j'me tourne XD !


Je me tourne et je vois le fil e la perfusion bouger, signe qu'il se déshabille. J'attends un petit moment puis je sens ses doigts froids se poser dans mon dos, au niveau de ma cicatrice, comme Bjorn l'avais fait ce jour là.

-Ca te fait mal ?
-Nan...
-Tu... Tu m'aides à rentrer dans l'eau ?
-Ouais, viens.




Je me retourne et ne regarde que son visage pour éviter de le mettre mal à l'aide. Je lui prends le bras et le fais avancer jusqu'à la baignoire. Il prend appuie sur moi et se glisse dans l'eau. J'approche le pied de la perf le plus près possible pour qu'il ne soit pas gêné et je m'assois sur le rebord de la baignoire. Je le regarde en détails, ses yeux sont fermés mais son visage est serein, je le trouve... Beau. C'est la première fois que je pense ça pour un homme. Ca ne me fait même pas bizarre, j'ai depuis longtemps accepté les différences et être attiré par un garçon ne m'effraie pas plus que ça, j'ai traversé tellement de chose que certaines me paraissent bien dérisoires et je ne m'en préoccupe même pas. Je trouve Bill magnifique point.


Au bout d'un petit moment il réouvre les yeux et commence à se laver avec une seule main. Je le laisse faire et vais m'asseoir sur les toilettes le temps qu'il finisse. La pièce s'emplit d'un parfum cerise, j'aime beaucoup. Croyant qu'il avait fini je me lève et il me temps son shampoing en me demandant si ça me gêne de l'aider. J'hausse les épaules en souriant et lui mouille les cheveux avant de faire couler une bonne dose de shampoing dans mes mains et de masser doucement son crâne. J'appuie délicatement du bout des doigts et m'applique sur sa nuque pour le délasser un peu. Voyant qu'il ne me dit rien je lui demande :



-Ca va ?
-Oui... Tu fais ça trop bien !
-Tu changes vite dis donc, hier tu m'insultes et aujourd'hui tu m'fais des compliments...
Dis-je en souriant.
-Tu sais j'ai pas l'habitude d'aimer les gens... J'ai souvent été déçu et j'aime pas faire de nouvelles connaissances.
-Sympa pour moi XD !
-Si j'te dis ça c'est justement que c'est différent avec toi... Au départ j'voulais pas...
-Nouer de lien avec moi.
Je termine.
-Ouais... Et puis j't'ai pas résisté XD !
-Je sais, j'suis irrésistible XD !
-C'est vrai.




Le ton sérieux de sa réponse me fait arrêter de rire. Comment j'dois l'prendre ? Bon... J'décide de pas l'prendre XD et je continue de frotter. D'ailleurs va peut-être falloir que j'arrête sinon on va être envahit par la mousse XD. J'allume le jet d'eau et lui fais pencher la tête en arrière pour le rincer. Je mets la tranche de ma main contre son front et fais couler l'eau sur ses cheveux. Quand j'ai terminé je prends une grande serviette et l'aide à sortir avant de l'enrouler dedans. En suite je vais chercher les vêtements qu'il m'indique et le laisse se préparer tranquillement. Je ferme la porte de la salle de bain et retourne dans ma chambre pour passer un t-shirt et attacher mes dreads. Je retourne dans la chambre de Bill et m'affale sur son lit en l'attendant.


Au bout de trente minutes il se décide à sortir et j'suis complètement bouche bée. Ses cheveux sont lissés et ses yeux maquillés de noir ce qui accentue leur profondeur. Ses vêtements aussi ont changé, il faut dire que hier il portait une chemise d'hôpital mais je n'm'attendais pas à ça. Il porte un jean et un t-shirt près du corps qui lui vont magnifiquement bien. Déjà que je le trouvais beau au naturel alors là... Il me regarde d'un air de dire « ben quoi ? Tu veux ma photo ? » et avance vers le lit. Je me sorts pour le laisser s'installer et rebranche sa perfusion alors qu'il s'assoit. Je me pose sur le fauteuil et le regarde, mon menton dans la paume de ma main. Il soutient mon regard et au bout d'un moment je lui souris en disant :



-J'aime bien.
-Ah bon ? Venant d'un mec j'pensais que j'me serai fais insulter...
-J'aime beaucoup l'opinion que tu as de moi.
Dis-je amusé.
-J'te l'ai dis, j'suis pas habitué aux gens nouveaux alors j'suis toujours sur la défensive c'est comme ça, j'te force pas à rester, j'ai pas besoin de toi.
-Je sais.
Je réponds en souriant.
-T'es toujours aussi calme et souriant comme ça ?
-Ouais...
-C'est pénible !
-Et toi ? Tu crois que ton sale caractère il est pas pénible ?
-Arrête de sourire ! Et j'ai pas un sale caractère, je suis moi !
-Ouais je vois XD...




Je secoue la tête en souriant encore, je suis comme ça, toujours positif et de bonne humeur quoi qu'il arrive. Je prends tout à la légère sans pour autant être désintéressé mais j'n'ai pas envie de passer mes journées à faire la gueule. Je ne réagis pas non plus aux méchancetés qu'il me lance, ça ne sert à rien et puis c'est pas comme ça qu'il aura confiance en moi. De toute façon, quand il verra que ça ne me fait rien il arrêtera. Je le fixe toujours, le sourire aux lèvres pour essayer de le faire craquer et j'y arrive. Il sourit à son tour et me balance, pour la deuxième fois de la journée, son oreiller en plein visage en me disant :



-T'es stressant à me regarder comme ça.
-J'te trouve beau j'ai l'droit nan ?
-Je...
-Bonjour Bill, c'est le moment de tes soins.
Dit Julien qui vient d'entrer dans la pièce.
-Et si j'ai pas envie ?
-Bill... T'en a besoin.
Dis-je pour le raisonner un peu.



Il souffle et donne finalement sa main à Julien. Il débranche la perfusion et le relit à la seringue d'eau pour le nettoyer, comme il le fait pour moi. Je vois les yeux de Bill se voiler de peur et je lui tends ma main mais il la repousse. Très bien, comme tu voudras... Je la laisse quand même près de la sienne et quand Julien fait couler l'eau il l'agrippe de toute ses force. J'le savais bien, ça fait toujours très mal la première fois. Il serre les dents et ferme les yeux en gémissant parfois malgré lui. Je m'avance un peu et caresse son avant bras du bout des doigts pour qu'il pense à autre chose. En voyant mon geste Julien me sourit et me fait un clin d'½il. Je n'sais pas très bien comment je dois l'interpréter mais c'n'est pas grave, aujourd'hui je ne réfléchis pas XD. Julien le branche enfin à la machine et la programme avant de sortir. Bill respire profondément et je m'apprête à lâcher sa main quand il me retient en disant doucement :




-Attend... C'est pas fini.
-Comme tu veux.
Dis-je en resserrant ma main sur la sienne.
-T'imagines quand même pas que j'ai besoin d'toi hein !
-J'oserai pas.
Je réponds en souriant gentiment.
-Pourquoi t'en a rien à foutre de c'que j'te dis ?
-Ca m'atteint pas c'est tout... Et puis tu veux que j'fasse quoi ? Tu m'tiens tellement fort que j'peux pas partir.
Je le taquine.
-C'est toi qui m'tiens !
-Peut-être...





Je souris de nouveau et il détourne son regard vers la fenêtre. Ses ongles s'enfoncent dans le dos de ma main par moment mais je ne dis rien. Je suis plutôt content de l'aider un peu. Nous restons comme ça, silencieux pendant de longues minutes où je l'observe. Plus je le regarde et plus j'y vois Bjorn mais d'une manière différente que je ne pourrai pas expliquer. Pourtant Bill est une personne à part dans mon esprit, c'est très compliqué. Je me lève doucement et m'assois sur son lit pour pouvoir poser mon bras qui commence à peser. Je remarque que sa main perfusée saigne un peu mais je me tais, j'veux pas le faire paniquer. Je regarde dans la même direction que lui pour essayer de trouver ce qui l'attire puis pose mes yeux sur nos mains liées. Je trouve qu'elles vont bien ensembles. Je vois ses doigts bouger légèrement et je lève mes yeux qui tombent directement dans les siens. A ce moment là je sais exactement qu'il se pose les mêmes questions et lui comme moi ne trouvons pas de réponses. On se regarde comme ça, sans rien dire puis la machine sonne. Bill resserre sa main et commence à paniquer.




-C'est quoi ce bruit ?
-C'est rien, c'est finit c'est tout.
-Ah... D'accord.




Je rigole doucement et Julien entre dans la pièce avec le désinfectant, la seringue à eau et la bande. Il le débranche et le nettoie avec l'eau, je crois que je vais avoir de jolies marques d'ongles XD. Puis il désinfecte le bouchon et lui bande la main avant de sortir. Ses yeux sont fermés et son torse se soulève rapidement. Il faut vraiment qu'il évite de stresser pour ne pas que les médicaments soient inefficaces alors je me mets à caresser son bras sur toute sa longueur. Je le fait du bout des doigts et je vois qu'il frisonne. Je le sens se détendre et au bout d'un petit moment ses yeux s'ouvrent et sa main lâche la mienne. Je me redresse et plie mes phalanges avant de faire état de mes jolies marques. Il se penche sur ma main et me dit presque honteusement :



-J'suis désolé.
-Pas grave t'inquiète.
-Merci en tout cas.
-Pas la peine, c'est moi qui te tenais.
Je souris.

Il me sourit à son tour, ça fait du bien de le voir presque heureux.

-J'aime bien te voir sourire. J'avoue.
-Ouais ben c'pas une habitude chez moi, faut l'mériter.
-Pourquoi ?
-Parce que c'est comme ça... Avant j'donnais et finalement j'me suis fais avoir alors aujourd'hui j'donne plus rien.
-Pas même des sourires ?
-Faut savoir les gagner.
-J'saurai le faire.
-T'as l'air bien sûr de toi.
-Il faut, sinon on ne gagne rien et ça j'le veux.
-On verra...




Je lui souris de nouveau en le regardant dans les yeux, j'essaie d'y lire autre chose que ce que j'y vois habituellement mais la porte me fait sursauter. Une femme d'une soixantaine d'années entre. Elle porte un costard féminin blanc avec une chemise et un foulard crème. Ses cheveux blonds sont attachés en banane et de jolies lunettes violette et verte sont posées sur son nez. Elle nous sourit et s'approche en me tendant la main :



-Bonjour je suis Ida, la grand-mère de Bill, tu dois être un de ses amis ?
-C'est pas un ami grand-mère c'est juste un malade comme moi.



Pourquoi tu cherches continuellement à me blesser ? Je ne suis pas ton ami, je suis juste un malade... La chose que tu ne sais pas Bill c'est que tu as raison, alors ça ne me blesse absolument pas.


-Je suis Tom. Dis-je en lui serrant la main.
-Enchantée Tom, tu veux rester avec nous ?
-Non, il a autre chose à faire !
-Bill a raison, j'ai un rendez-vous avec le médecin.
-Oh et bien... A plus tard peut-être.
-Peut-être.




Je me lève et sort de la pièce pour rejoindre ma chambre. Je m'allonge sur mon lit, sur le ventre, mon dos me fait tellement mal que c'est la seule position qui ne me donne pas envie de pleurer. Je soupire, même si les remarques de Bill ne me blessent pas j'ai comme un sentiment d'échec, j'aimerai sincèrement l'aider et... Devenir son ami.





[ *POV BILL*]





Tom sort de la chambre et je sens le regard accusateur de grand-mère sur moi. J'évite de la regarder, de toute façon je suis habitué à ce qu'elle va me dire. Je sais que je ne suis pas sociable mais j'me suis tellement fais avoir que j'suis complètement dégoûté des gens. Elle s'assoit sur mon lit et ouvre un plat recouvert de cellophane qu'elle a apporté :



-Je t'ai fais du crumble kiwi-banane mon ange.
-Merci grand-mère.
Dis-je en commençant à manger.
-Tom est là depuis longtemps ?
-J'n'ai pas envie de parler de lui.
-Pourquoi ? Il a l'air très gentil, il est poli et mignon.
-Il est aussi très pénible et collant.
-Pourtant durant tes soins il me semble qu'il t'a bien aidé.
-Tu étais là ?! Il ne m'a pas aidé !
-Bill, pourquoi tu refuses d'admette d'avoir besoin d'aide par moment ?
-Parce que j'ne suis pas faible !
-Avoir besoin de quelqu'un ce n'est pas être faible, c'est être humain.
-Je...
Je soupire, Tom est un garçon.
-Et alors ?
-Je ne veux pas avoir besoin de lui dans ce sens là.
-Mon chéri tu sais, si ton c½ur le décide tu ne pourras pas faire autrement.
-C'est c'qu'on verra !
-En tout cas ne sois pas si odieux avec lui, il essaie de faire au mieux pour toi.
-Comment tu le sais ?
-Ca se voit.




Je ne réponds rien à ça, je le sais déjà qu'il veut m'aider mais je n'ai pas envie de ça. Je ne veux pas qu'il sache que j'ai mal, que j'ai envie de pleurer quand je vois une aiguille, que j'ai peur de mourir. Je ne veux pas qu'il s'attache à moi par simple pitié alors je... Je le teste, s'il résiste à ma méchanceté pendant un temps, peut-être que lui et moi on pourrait... Pourquoi est-c'qu'il me fait ça ? C'est un garçon alors pourquoi j'ai le c½ur qui bat plus vite quand il est là ? Je m'en veux d'être si horrible avec lui mais je suis déjà si faible à cause de cette maladie, je me protège c'est tout alors, s'il te plaît Tom, résiste moi, ne me laisse pas.





***********************


Bon, voilà =)!
On finit sur un POV Bill ce qui permet de le comprendre un peu mieux, j'espère que ça vous éclairera...
Sur ce bonne soirée =), à bientôt!
# Posté le dimanche 30 septembre 2007 14:44
Modifié le dimanche 30 septembre 2007 15:20

CHAPITRE.4

CHAPITRE.4
Bon ben voilà hein, comme je l'ai dis sur l'autre blog je poste la suite de celle-ci puisque j'ai de l'avance. Je sais que je poste pas souvent mais avec les études et deux fics ça fait quand même du boulot donc j'fais mon max. Mais l'autre fic se terminant dans... 5 chapitres j'aurai plus de temps pour celle-ci et je posterai plus souvent =)!

Sinon aussi bientôt le début de la tournée française *.* moi j'vais à celui de bordeaux, j'espère croiser quelques unes de mes lectrices je sais pas... J'pense à Clo' par exemple (Ca fait longtemps qu'on s'est pas parlé d'ailleurs T_T) donc voilà =)!

Bon, j'espère que cette suite va vous plaire, je pense que la fin oui... Pensez à choper des détails ;D!







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[ *POV TOM*]





Voilà plus de deux heures que je suis dans ma chambre et que j'entends Bill rigoler avec sa grand-mère. Ca me fait bizarre de l'entendre rire et ça me blesse au fond de ne pas arriver à faire naître ce son dans sa bouche. Je pense aussi que ça fait bien trois semaines que je n'ai pas eu de visite ; Andreas et Jily, mes deux meilleurs amis sont ensembles alors ils ont d'autres choses à faire, je les comprends. Ma dernière visite c'était Georg, il se débrouille pour venir quand il peut mais il a toujours beaucoup de travail. Georg est mon voisin de palier et c'est lui qui s'occupe de mes rattes quand je suis à l'hôpital. D'ailleurs ces deux bestioles me manquent, ce sont mes petits bébés et j'suis content de les retrouver ce week-end. Il y a Actéa qui est albinos et très joueuse et Devillish qui est bleutée et un peu en surpoids la pauvre XD. Je souris à ce souvenir puis on frappe à ma porte. Je me remets sur le dos et me redresse avant de dire à la personne d'entrer. Je suis surpris quand je vois Ida entrer dans la pièce.




-Je peux entrer ?
-Oui bien sûr.
-Merci,
elle ferme la porte et vient s'asseoir près de moi, tu n'avais aucun rendez-vous n'est ce pas ?
-J'n'en avais pas c'est vrai.
J'avoue.
-Tu sais, je trouve ça bien que tu essaies d'aider Bill même s'il est un peu... Froid.
-Ca c'est rien de le dire.
Je souris.
-Tu sais depuis qu'il ne parle plus à ses parents il s'est beaucoup renfermé. Je ne te demande pas de lui excuser son comportement juste de le comprendre.
-Je ne lui en veux pas d'être comme ça.
-Il a besoin d'aide Tom, ce qu'il traverse est difficile et je pense que personne ne pourra l'accompagner mieux que toi.
-Je ferai ce que je peux, enfin surtout ce qu'il acceptera.
-Il a de la chance d'avoir un ami comme toi et même s'il ne te le dit pas ta présence lui fait du bien.
-Si vous le dites.
-Fais moi confiance,
elle me sourit et se lève, je vais te laisser, au revoir Tom.
-Au revoir madame et merci.
-De rien, à bientôt.
-Oui, j'espère.



Je lui souris et à peine est-elle sortit que la porte qui relit ma chambre à celle de Bill cogne le mur.


-Tiens, Bill. Dis-je amusé.
-Qu'est c'qu'elle faisait là ?
-Elle est venue me dire au revoir.
-Ouais et ben quoi qu'elle t'ait dit d'autre elle a tord !
-Tu veux pas te calmer et venir t'asseoir ?
-C'est bien parce que j'ai rien d'autre à faire !



Il ferme la porte et vient s'asseoir en tailleur sur le lit, en face de moi. Je lui souris et dis :


-J'te propose un truc.
-Lequel ?
-Si j'arrive à te faire sourire tu viens avec moi à la cafet' !
-T'y arriveras pas !
-J'peux essayer.





Je me rapproche jusqu'à ce que nos genoux se touchent et je le regarde dans les yeux. Je lui souris tendrement alors que son regard à lui est évidemment toujours le même. Ses yeux sont, cependant, magnifiques, très grands, très profonds et si je n'étais pas si concentré sur mon but j'aurai détourné le regard. Une petite mèche tombe devant son visage et je ne sais pas ce qui me prend, je la ramène derrière son oreille en traînant un peu sur sa joue. Je vois ses lèvres s'étirer en un sourire gêné et ses joues rougir légèrement. Pour le coup je suis assez fier de moi.



-J'te fais sourire ET rougir, j'ai le droit à un bonus ? Dis-je avec un sourire vainqueur.
-Rêve !



Il me pousse en rigolant et par réflexe je l'agrippe et on se retrouve allongé l'un sur l'autre. Ses longs cheveux retombent sur les côtés de nos visages et nos regards se mélangent. Je sens son ventre bouger sous sa respiration et son souffle sur ma peau. A ce moment mon c½ur s'emballe, j'aimerai tellement qu'on ai choisi de se retrouver comme ça et pas que ça ne soit qu'une chute malencontreuse. D'un coup ses yeux ne sont plus si durs et j'ose passer le bout des mes doigts sur sa joue. Il sursaute et cherche à se relever mais je l'arrête :




-Attends !
-Quoi ?
-Pourquoi t'as peur de tous les gestes que j'ai envers toi ?
-J'ai pas peur, tu comprends rien !
-T'as raison.
Dis-je un peu tristement en détournant mes yeux.
-Tom, sa voix se radoucie, je sais que j'suis méchant mais faut juste me laisser le temps de changer.




Il se relève pour s'asseoir de nouveau et je reste coucher pour réfléchir un peu. Du temps ? Pas d'problème, si ça peut l'aider. Il commence déjà plutôt bien en m'avouant ça, j'suis heureux tout simplement. Je me lève d'un bon et lui dis avec un énorme sourire :





-Allez, viens, j'ai gagné n'oublies pas. Dis-je en lui tendant la main pour l'aider.
-J'ai pas besoin de toi. Il dit calmement.
-Owh c'est vrai.




Je lui souris encore et je crois apercevoir un peu d'amusement sur son visage. Il se lève péniblement et me suis jusque dans le couloir pour rejoindre l'ascenseur. J'appuie sur le bouton et me laisse retomber contre le mur les bras croisés, les yeux posés sur Bill qui s'impatiente déjà. Les portes s'ouvrent et il court presque dedans. Je le suis, amusé et enfonce le bouton pour le rez-de-chaussée. L'appareil grince, tremble et descend. Au troisième niveau l'ascenseur se stoppe et une petite fille en fauteuil poussée par Corinne entre avec nous. Elles doivent revenir du scan. Je connais cette petite fille, elle s'appelle Clarisse. Elle a une maladie grave qui ronge peu à peu ses muscles, quand elle est arrivée ici elle était tellement pleine de vie et jolie, aujourd'hui elle a changé en apparence mais l'intérieur est resté le même, elle est si forte. Je m'avance un peu et lui dis « bonjour » en langage des signes, oui en plus de ça Clarisse est sourde alors pour discuter avec elle j'ai appris l'alphabet en signe. Je vois Bill nous regarder, intrigué par notre discussion puis détailler son visage creusé et son crâne dépourvu de cheveux Ses yeux deviennent tristes et il baisse la tête. J'te l'avais dis Bill, y'a toujours pire que nous. Il tourne de nouveau son visage vers Clarisse et lui sourit. Elle n'a rien fait pour le gagner mais il a su deviner que ça lui ferait du bien.


L'appareil s'arrête et les portes s'ouvrent, Bill sort en premier et moi je caresse doucement la joue de Clarisse en souriant avant de sortir à mon tour. Bill m'attend dans le hall et je lui fais signe de me suivre dans le premier couloir après l'accueil. On passe devant la boutique puis je pousse une petite porte en verre et la cafet' est là. Je demande à Bill ce qu'il souhaite boire et je vais au comptoir. Je connais la serveuse, elle est un peu plus âgée que moi et nous avons eu une aventure ensemble enfin, juste un soir. J'aillais mal, elle aussi, on s'est donné un peu de tendresse. Je lui souris, lui fais la bise et commande deux thés. J'attends ma commande et prends des serviettes avant de retourner près de Bill qui regarde par la fenêtre. Je pose sa tasse près de sa main et m'assois. Il boit, sans un mot, sans me regarder. Je fais pareil mais mes yeux sont posés sur lui. J'aurai envie de le consoler, de l'aider à traverser cette période difficile. J'aimerai... Le prendre dans mes bras, lui dire qu'il a l'espoir, que quoi qu'il arrive il restera le même.


Je vois qu'il regarde tristement l'extérieur, seulement nous n'y avons pas le droit avec ce traitement. D'un coup j'ai une idée. Je prends une serviette et un stylo que j'ai toujours dans l'une de mes grandes poches. Je dessine un soleil et écris « regarde, je t'offre le soleil, tu me souris encore ? ». Je glisse le papier près de lui et j'attends qu'il réagisse. Il met un temps avant de tourner ses yeux vers mon message, il le prend dans sa main et je l'entends rigoler doucement. Il me tend la main et je lui donne mon stylo. Je le vois se pencher sur la serviette et cacher avec son bras. Je me laisse tomber en arrière sur la chaise et j'attends. Un petit moment plus tard il me tend le papier et je suis assez surpris. Il dessine vraiment bien, il a dessiné son visage et on peut voir... Le mien dans ses yeux. Ses lèvres sourient, il semble bien. Je remarque qu'à côté il a laissé un petit mot, « T'es content ? ».



-Oui. Je réponds simplement en glissant la serviette dans ma poche.
-T'avais raison...
-Pourquoi ?
-Y'a toujours pire.
-Ouais.
-Ca m'fait peur ce milieu je... J'veux pas que ma vie se résume à ça... Putain Tom j'avais des projets, j'veux pas être dépendant de quoi que ce soit !
-T'es pas obligé d'être dépendant mais alors dans ce cas tu mouras Bill.
-J'mourai de toute façon.
-Oui mais tu peux choisir entre laisser la maladie te tuer ou mourir de t'être battu.
-J'y arriverai pas.
-Avec le caractère que t'as, ta force mentale tu peux y arriver et puis... Même si t'as pas besoin de moi j'suis là
. Je souris.



Il lève les yeux vers moi qui étaient restés jusque là sur sa tasse et... Il me sourit. Il est tellement beau à cet instant. On ne voit pas en lui la personne malade, on voit Bill. Le Bill qu'il est dans la vie hors de l'hôpital, serein, heureux. J'espère pouvoir découvrir ce Bill un jour, ne plus voir dans ses yeux qu'il souffre d'être ici, ne plus voir cette rage et cette méfiance quand il me regarde. Je me perds carrément dans ses yeux et je me sens rougir. Pourquoi ? Je ne sais pas, peut-être que ce Bill m'intimide parce qu'il est plus sûr de lui, peut-être aussi parce que, pendant ces quelques secondes, il est nu devant moi, il me fait confiance. Et sûrement parce qu'à ce moment je me rends compte que mon c½ur bat plus vite et ça... Juste pour lui, juste sous l'effet de son regard. J'espère pouvoir lui apprendre à combiner ces deux Bill.

Lentement son visage se retourne vers la fenêtre et je pars dans mes pensées. J'aimerai bien savoir pourquoi il ne parle plus à ses parents si c'est ce qui l'a rendu comme ça. J'hésite à lui demander, après tout on ne se connaît que depuis deux jours... Pourtant je crois que ça lui ferait du bien d'en parler mais peut-être que je ne suis pas la bonne personne... Je soupire, ouvre plusieurs fois la bouche puis renonce, j'ai peur. Je finis mon thé et finalement lui demande :




-Bill ?
-Hm ?
-Pourquoi tu parles plus à tes parents ?





Il se retourne brusquement vers moi et je vois les larmes monter dans ses yeux. Et avant que je n'ai pu réagir il a quitté la cafet' en courant. Je me lève à mon tour et le suis mais j'arrive trop tard et les portes de l'ascenseur se ferment devant moi. Je prends le second et quand j'arrive a l'étage je vois Bill claquer la porte de sa chambre. J'entre à mon tour et la pièce est vide, j'abaisse la poignée de la salle de bain et elle est fermée, il est bien dedans. Il me semble que je l'entends pleurer, ranh merde j'suis vraiment le roi des imbéciles ! Pourquoi il a fallut que je pose cette question stupide ?! Je passe ma main sur mon visage et essaie de lui parler :



- Bill, excuse moi, j'ne voulais pas...
-Dégage, laisse moi tranquille !
-J'suis trop désolé j'voulais pas te blesser, s'il te plaît sors.
-J'ai pas envie de te voir Tom, lâche moi !
-Comme tu veux, si t'as besoin j'suis dans ma chambre.
-Combien de fois je vais te le répéter j'ai pas besoin de toi !
-D'accord.





Je soupire de nouveau et vais dans ma chambre. Mon déjeuné est posé sur la table mais je n'ai pas faim. J'ouvre la porte vitrée et vais sur le balcon, en journée je n'y ai pas le droit, le traitement réagit mal au soleil et je suis déjà sorti hier mais j'm'en fiche. Aujourd'hui le soleil brûle ma peau plus qu'il ne la réchauffe et ma tête tourne, ma veine et mon dos me font souffrir et puis d'un coup le noir complet et une vive douleur à la tête.

Lorsque j'ouvre les yeux je vois Julien penché sur moi. J'essaie de bouger mais il m'en empêche et je me rends compte que je suis perfusé. J'ai du mal à garder les yeux ouverts et mes membres sont endoloris et ankylosés, même parler m'est difficile. Apparemment j'ai dû rester endormi pas mal de temps, il fait nuit dehors. Julien me sermonne mais je ne l'écoute pas, ça ne sert à rien de me dire que j'ai eu tord, je le sais déjà. Il sort en fermant la porte et je réalise qu'il y a une autre personne dans la pièce, Clarisse. Elle est assise sur son fauteuil juste à côté du lit et elle me sourit. Je lui rends, j'aime bien qu'elle vienne me voir.

Elle me demande si je vais mieux, je réponds que oui je suis un costaud. Elle rie et me demande pourquoi je suis allé dehors. Je tourne la tête vers la chambre de Bill et je lui fais signe que j'étais malheureux. Elle me questionne pendant un long moment sur Bill et elle finit par me dire, la même chose qu'Ida : Que je dois l'aider malgré tout. Au bout d'un long moment elle me souhaite la bonne nuit et sort de la chambre. J'éteints la lumière et me tourne vers la fenêtre quand la porte s'ouvre de nouveau mais cette fois c'est Bill qui entre. Je me redresse pour le regarder et il s'avance jusqu'à moi :




-Ca va ?
-Ouais.
J'articule doucement.
-J'suis désolé.
-Pourquoi ?
-J'voulais pas te crier dessus.
-C'est d'ma faute, j'avais qu'à pas te poser cette question.
-C'est vrai... Tom ?
-Oui ?
-Y'a mon film préféré qui passe à la télé ce soir... J'peux le regarder avec toi ?
-Bien sûr.





J'attrape la télécommande et allume la télé sur la chaîne qu'il m'indique. J'attends un moment et rigole de le voir planté devant le lit. Je me pousse un peu et ouvre le drap. Il hésite et se glisse à mes côtés tout en restant distant. Puis au fur et à mesure, sans s'en rendre compte, on se rapproche et on finit tête contre tête. Le film se termine et j'éteints la télé avant de l'embrasser sur la joue et de lui souhaiter une bonne nuit. Je ne sais pas comment il a réagi, tout ce que je sais c'est qu'il a décidé de rester dormir avec moi.





***********************


Bon, voilà =)!
Ca à l'air comme ça mais c'est pas encore gagné XD!
J'espère que ça vous plaît toujours =S ?
J'vous besouille et puis à bientôt =D!
# Posté le dimanche 07 octobre 2007 12:35
Modifié le mercredi 10 octobre 2007 04:22